discours du premier ministre pour la commémoration du génocide arménien.
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Selon les chiffres relayĂ©s par RFI, environ 72 % des ArmĂ©niens seraient favorables Ă  une intĂ©gration europĂ©enne. Un chiffre qui illustre l’évolution profonde de l’opinion publique dans le pays du Caucase, historiquement proche de la Russie.

Ces derniĂšres annĂ©es, les relations entre Erevan et Moscou se sont nettement dĂ©gradĂ©es, notamment aprĂšs la guerre du Haut-Karabakh et le manque de soutien militaire russe face Ă  l’AzerbaĂŻdjan. Une partie croissante de la population armĂ©nienne considĂšre dĂ©sormais l’Union europĂ©enne comme une alternative stratĂ©gique, politique et Ă©conomique.

Le gouvernement du Premier ministre Nikol Pachinian a multipliĂ© les signaux de rapprochement avec Bruxelles et les capitales occidentales. Le Parlement armĂ©nien a d’ailleurs adoptĂ© une loi lançant officiellement un processus de rapprochement avec l’Union europĂ©enne, mĂȘme si aucune candidature formelle n’a encore Ă©tĂ© dĂ©posĂ©e.

De son cĂŽtĂ©, Vladimir Poutine a dĂ©clarĂ© qu’un rĂ©fĂ©rendum sur une Ă©ventuelle adhĂ©sion Ă  l’UE serait « logique » si telle Ă©tait la volontĂ© du peuple armĂ©nien. Une dĂ©claration interprĂ©tĂ©e comme un mĂ©lange d’ouverture diplomatique et de mise en garde gĂ©opolitique.

La Russie rappelle toutefois que l’ArmĂ©nie reste liĂ©e Ă  plusieurs structures Ă©conomiques et sĂ©curitaires dominĂ©es par Moscou. Le pays demeure encore fortement dĂ©pendant de la Russie sur plusieurs plans : prĂ©sence militaire russe sur son territoire, dĂ©pendance Ă©nergĂ©tique et partenariats Ă©conomiques stratĂ©giques.

Une adhĂ©sion Ă  l’Union europĂ©enne reprĂ©senterait donc un tournant historique majeur pour l’ArmĂ©nie, Ă  la fois sur le plan diplomatique, Ă©conomique et sĂ©curitaire.