Le parti au pouvoir en Arménie, dirigé par le Premier ministre Nikol Pachinian, a annoncé qu'il poursuivait une politique visant à écarter le Catholicos de l'Église apostolique arménienne. Cette déclaration a été faite le 3 avril, dans le cadre de la présentation de son programme politique en vue des élections de juin.
Le parti a précisé que cette initiative s'inscrit dans un effort plus large pour réformer les institutions religieuses du pays. Selon le communiqué, ces réformes sont nécessaires pour moderniser l'Église et la rendre plus transparente et responsable face à la société arménienne.
Le Catholicos, en tant que chef spirituel de l'Église apostolique arménienne, joue un rôle central dans la vie religieuse et culturelle du pays. Cependant, le parti de Pachinian estime que des changements sont nécessaires pour aligner l'Église sur les valeurs démocratiques et les attentes contemporaines de la population.
Cette annonce intervient dans un contexte politique tendu, alors que le pays se prépare pour les élections législatives prévues en juin. Le parti au pouvoir cherche à renforcer son soutien en mettant en avant des réformes qui, selon lui, sont cruciales pour le développement de l'Arménie.
Les critiques de cette politique affirment qu'elle pourrait être perçue comme une tentative de saper l'autorité de l'Église, une institution respectée et influente en Arménie. Ils craignent que cela ne provoque des tensions entre le gouvernement et les fidèles, qui voient souvent l'Église comme un pilier de l'identité nationale.
Le parti de Pachinian, cependant, insiste sur le fait que ces réformes sont nécessaires pour garantir que l'Église reste pertinente et en phase avec les besoins de la société moderne. Il appelle à un dialogue ouvert et constructif avec les dirigeants religieux pour discuter de l'avenir de l'Église en Arménie.
Source : Hetq (EN)
