Par Chouchana

Le professeur en histoire franco-italien Pierre-Louis Giannerini est à l’oeuvre d’un ouvrage exceptionnel (L’art des coupoles – Edition de la maison patrimoine) où il retrace le lien entre l’église de son village d’Oloron-Sainte-Marie (Sud ouest de la France) jusqu’à Khorakart (Arménie)

En effet, dans l’église Sainte Croix à Oloron-Sainte-Marie il y a une coupole nervurée, comme à Cordoue en Andalousie, comme à Jérusalem dans le quartier arménien (église saint jacques) , comme en Arménie dans une dizaine de Monastères . Cela lui a donné l’idée de jumeler (Itinéraire culturel avec le label du conseil de l’Europe) tous les sites et pays, cinq, qui possèdent ce type de Coupoles. Pour cela le professeur Giannerini fait un livre, sous le patronage de l’universitaire Patrick DONABEDIAN, critique d’art (livre de la collection Mazenod sur « Les arts Arméniens) et meilleur spécialiste de l’art Arménien.

[Extrait du livre]
La raison de ce livre d’art est de mieux faire connaître la naissance particulière puis la diffusion spectaculaire sur deux continents d’un style architectural innovant. Il s’agit des coupoles
aux arcs finement entrecroisés parfois appelées hispano-mauresques.

Les premiers exemplaires, peu avant l’an mil, ont magnifié le cœur même de la grande mosquée de Cordoue grâce à l’intervention du très cultivé calife Al-Hakam II. Il osa construire, à l’intérieur de cet insigne lieu de culte, un oratoire particulier coiffé par trois coupoles nervurées du plus bel effet
[9]
. Des architectes musulmans furent bien sûr à l’œuvre mais le calife avait pris soin d’écouter aussi
les conseils avisés des artistes chrétiens, de Byzance
et d’Arménie, omniprésents alors sur le chantier de la mosquée
1
.
Une façon nouvelle d’élever et de décorer les coupoles, auparavant lisses, venait donc de naître
aux confins d’Al-Andalus. Très vite, elle va essaimer
dans les territoires chrétiens de la péninsule ibérique,
de la France, de l’Angleterre, de l’Italie et même de l’orientale Arménie.
L’art de bâtir n’avait à l’époque pas de frontière et les architectes itinérants répondaient
avec bonheur à l’appel des califes, des rois ou princes soucieux d’embellir les mosquées ou les églises.

Résultat, durant près d’un millénaire, un mouvement artistique et culturel de grande ampleur a relié des peuples, des civilisations et des religions qui trop souvent s’affrontaient : de brefs instants de paix dans un univers de guerre, des échanges artistiques plutôt que des échanges de coups, des innovations à la place de la stagnation, des partages de savoirs plutôt qu’une ignorance mutuelle.
[]
Dans notre ouvrage nous avons dans les deux continents, Europe et Asie, privilégié une trentaine de haltes artistiques. Une dizaine sont en Espagne, 2 en France, 2 en Angleterre, 2 en Italie, 5 en Arménie d’aujourd’hui et 5 de plus dans « la grande Arménie historique » (pages 128/166).

Dans son appel aux participants de ce projet, le professeur dit « Dans les 5 haltes/monastères d’Arménie (à Haghbat, à Khoranashat, à Makaravank, à Néghutsivank, à Khorakert), il faudrait envoyer aux personnes concernées beaucoup de livres électroniques et au moins une cinquantaine de livres en papier, gratuitement. Mais surtout, là où c’est possible, une petite équipe de personnes devrait pouvoir s’organiser, dans chacun des 5 monastères arméniens ou/et dans la ville la plus proche, pour assurer dans le cadre d’une association internationale que nous créerons, des liens, des échanges culturels, touristiques, ( et humanitaires pour l’Arménie) avec les sites/églises des autres pays (France, Italie, Angleterre, Espagne) . »

Il ajoute « Personnellement, avec mon association Trait d’Union/Maison du Patrimoine d’Oloron Sainte Marie, j’ai commencé, il y a 3 mois cette lourde besogne pour former des petits groupes de travail en Italie et en Espagne. Quelques groupes sont déjà ébauchés à Oloron -Sainte-Marie (France), à Casale Monferrato (Italie), à Saragosse, Torres del Rio, Almazan, Tolede, Armenteira (Espagne). En fait, nous arriverons je crois à avoir nos petits groupes de travail dans la plupart des sites et dans les 5 pays mais à la fin de l’année, en décembre. Ensuite, en janvier, février 2025 nous formerons une association internationale sur les cinq pays et tenterons alors de créer des liens, des échanges entre nous tous. »

Si ce projet vous intéresse, vous pouvez contacter le professeur Jean-Louis Giannerini par email apl.giannerini@orange.fr

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