discours du premier ministre pour la commémoration du génocide arménien.-7
2 min de lecture


Par Aram Sargsyan

Deux nouvelles ont marqué l’actualité ces derniers jours : l’une porteuse d’espoir, l’autre révélatrice d’une réalité géopolitique que beaucoup refusent encore de regarder en face.

La première est stratégique pour l’Arménie : un accord a été signé avec les États-Unis concernant l’exploitation du sous-sol, les métaux rares et le recyclage des résidus miniers. Cet engagement ouvre des perspectives économiques importantes et témoigne d’un intérêt occidental croissant pour notre pays et son potentiel.

Mais pendant ce temps, une autre déclaration a suscité de vives réactions. En Azerbaïdjan, l’ambassadeur de Russie Evdokimov a proposé d’organiser une prochaine rencontre interparlementaire à Chouchi, afin que les représentants russes puissent constater les « importants travaux de reconstruction » réalisés sur place.

Pour beaucoup d’Arméniens, cette prise de position est perçue comme une provocation symbolique et une nouvelle démonstration du rapprochement stratégique entre Moscou et Bakou, au mépris des blessures encore ouvertes dans la société arménienne.

Ce type de geste n’est malheureusement pas nouveau. Depuis des années, les intérêts géopolitiques de la Russie dans la région passent avant les sensibilités arméniennes. Longtemps, certains en Arménie ont tenté de justifier ces choix au nom du pragmatisme, des intérêts d’État ou des relations personnelles entre dirigeants. Aujourd’hui encore, le débat continue.

Dans ce contexte, chaque citoyen devra tirer ses propres conclusions au moment des choix politiques à venir. Une chose semble toutefois certaine : l’Arménie traverse une période décisive où ses orientations diplomatiques et stratégiques auront des conséquences durables pour son avenir.