Dialogue-energetique-Armenie-Iran-et-diversification-regionale
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Les négociations qui débutent aujourd'hui envoient également un signal aux pays tiers que l'Arménie peut agir en tant qu'entité économique indépendante. L'Arménie ne doit pas être perçue comme un État dépendant d'un seul pays, notamment dans le domaine énergétique.

1inTV a discuté avec l'économiste Sos Khachikyan, directeur du centre de recherche de l'Institut arménien des sciences économiques. Au cours de l'entretien, l'urgence de la diversification économique et énergétique de l'Arménie a été abordée, en mettant l'accent sur les nouvelles perspectives de coopération gazière et de transport avec l'Iran. Khachikyan soutient que l'Arménie doit devenir un hub de transit régional, ce qui permettrait de réduire la dépendance à une seule source politique et d'accroître la souveraineté économique du pays. La discussion souligne l'importance de la construction de l'autoroute Nord-Sud et des corridors énergétiques comme partie intégrante du consensus international et des liens Est-Ouest.

Khachikyan appelle à institutionnaliser les directions d'exportation au niveau étatique pour que l'Arménie puisse résister aux pressions extérieures et assurer une sécurité économique durable. Il estime que l'Arménie a sous-estimé ses possibilités de diversification économique et internationale. Il a noté que la diversification politique, économique et dans d'autres domaines est devenue une nécessité.

Le facteur gazier n'est pas la seule direction dans les relations Arménie-Iran, mais il joue un rôle important, compte tenu du potentiel de transit de l'Arménie dans les nouveaux projets régionaux. Khachikyan a souligné que la coopération Arménie-Iran pourrait avoir une signification importante, car l'Arménie dispose d'une base juridique avec l'Union européenne ainsi que de réglementations dans le cadre de l'Union économique eurasiatique. Ces facteurs pourraient permettre la formation de nouveaux liens économiques.

Indépendamment des contrats gaziers à long terme avec la Russie, la diversification énergétique est nécessaire. Selon lui, l'objectif n'est pas seulement de réduire la dépendance à la Russie, mais avant tout d'assurer la sécurité énergétique.

Khachikyan a rappelé que l'Arménie a déjà rencontré des problèmes de transit de gaz, y compris des situations où les infrastructures passant par des pays tiers sont devenues vulnérables. Il pense que le développement de liens énergétiques dans différentes directions pourrait apporter à l'Arménie des avantages économiques et sécuritaires. Le début de la coopération gazière avec l'Iran pourrait s'étendre à d'autres domaines à l'avenir. Selon lui, l'Arménie pourrait progressivement devenir un acteur régional en formant de nouveaux cadres de coopération.

En abordant le transit potentiel du gaz turkmène via l'Iran vers l'Arménie, Khachikyan a noté que même si la probabilité de sa réalisation n'est pas élevée pour le moment, les négociations doivent commencer. Il a souligné que les grands projets d'infrastructure nécessitent souvent des années et des décennies.

Il a cité les longues négociations autour du projet ferroviaire Iran-Azerbaïdjan-Russie, soulignant que de tels processus ont une perspective à long terme. Selon lui, les négociations qui commencent aujourd'hui envoient également un signal aux pays tiers que l'Arménie peut agir en tant qu'entité économique indépendante. L'Arménie ne doit pas être perçue comme un État dépendant d'un seul pays, notamment dans le domaine énergétique. Il a souligné la nécessité de créer des opportunités pour obtenir des ressources énergétiques de différentes directions.

Il a souligné que le transit du gaz iranien via l'Arménie ne serait possible que dans le cadre d'accords internationaux plus larges. Selon lui, un tel processus ne peut se réaliser qu'avec un consensus international plus large.

Source : Mer Oughin