La partie arménienne indique n’avoir reçu aucune information concernant un projet visant à créer, en Arménie, un centre de rapatriement pour migrants en situation irrégulière à l’initiative de l’Italie. C’est ce qu’a déclaré à Azatutyun la porte-parole du ministère arménien des Affaires étrangères, Ani Badalyan.
Le quotidien italien Corriere della Sera avait affirmé que « l’Italie propose d’envoyer vers des pays tiers, dont l’Arménie, les migrants en situation irrégulière entrés sur le territoire de l’Union européenne ».
Interrogée par Azatutyun sur l’existence d’éventuels contacts entre les autorités italiennes et Erevan, ainsi que sur la position officielle de l’Arménie, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères a répondu :
« Nous n’avons connaissance d’aucune information à ce sujet. »
Selon Corriere della Sera, la proposition italienne s’appuie sur l’accord conclu l’an dernier entre l’Italie et l’Albanie. En vertu de cet accord, l’Italie transfère certains migrants en situation irrégulière vers des centres spéciaux situés en Albanie et financés par Rome, où ils attendent leur rapatriement vers leur pays d’origine.
Le journal ajoute que le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, devait proposer mardi aux membres du Conseil de l’Union européenne d’étendre le « modèle albanais ». Selon ce projet, l’UE financerait des centres de rapatriement dans plusieurs pays, notamment le Rwanda, le Ghana, le Sénégal, la Tunisie, la Libye, la Mauritanie, l’Ouganda, l’Égypte, l’Ouzbékistan, l’Arménie, le Monténégro et l’Éthiopie.

