hebdo-histoire-2026-08-27
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27 août 1932

Le 27 août 1932 naît à Kessab, en Syrie, Nichan Sarkissian, qui deviendra sous le nom de Garéguine Ier l’une des figures spirituelles majeures de l’Église apostolique arménienne au XXe siècle.

Sa carrière ecclésiastique le conduit d’abord à la tête du Catholicossat arménien de Cilicie, à Antélias, où il exerce la fonction de primat entre 1983 et 1995 sous le nom de Garéguine II de Cilicie, portant le titre de « Catholicos des Arméniens de la Grande Maison de Cilicie ». Cette période forge son expérience du gouvernement ecclésial et de la diaspora arménienne, dispersée à travers le monde.

En 1995, il accède à la plus haute charge de l’Église arménienne en devenant primat avec le titre de « Patriarche Suprême et Catholicos de tous les Arméniens », fonction qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1999. Orateur brillant, il maîtrise parfaitement l’arménien oriental et occidental, ainsi que l’anglais, le français et l’arabe, ce qui lui permet de dialoguer directement avec les communautés arméniennes disséminées sur tous les continents. Il n’a cessé, après son élection, de parcourir le monde afin de rencontrer ces communautés de la diaspora, incarnant une Église soucieuse de rester unie malgré la dispersion géographique de ses fidèles.

Garéguine Ier se définissait avant tout comme un pasteur, selon ses propres mots : « Je me sens avant tout un pasteur. » Cette conception pastorale de sa mission accompagnait un engagement affirmé en faveur de l’œcuménisme, dans un esprit d’ouverture envers les autres confessions chrétiennes.

Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, dont The Council of Chalcedon and the Armenian Church, paru en 1965, In search of spiritual life: An Armenian Christian Miscellany, publié en 1991, ainsi qu’un livre d’entretiens avec Giovanni Guaïta paru en 1998.

Garéguine Ier meurt à Etchmiadzin le 29 juin 1999. Sa disparition prématurée suscite une émotion considérable, non seulement au sein de la communauté arménienne tout entière, mais aussi parmi de nombreux dirigeants religieux de diverses confessions, dont le pape Jean-Paul II, témoignage de la portée œcuménique et universelle de son action à la tête de l’Église apostolique arménienne.