**Selon l’hebdomadaire arménien d’Istanbul Agos, le ministère turc de l’Éducation pourrait interdire aux écoliers venus d’Arménie de s’inscrire dans les écoles privées arméniennes du pays. Des inspecteurs ministériels ont indiqué aux directions d’établissements que ces élèves devraient désormais poursuivre leur scolarité dans des écoles publiques, une mesure qui concernerait aussi les écoles grecques et juives et suscite des critiques quant à une atteinte au droit à l’éducation.**
Selon un rapport publié par l’hebdomadaire arménien d’Istanbul Agos, la Turquie pourrait interdire aux écoliers venus d’Arménie de s’inscrire dans les écoles privées arméniennes du pays.
D’après le journal, des inspecteurs du ministère turc de l’Éducation se sont rendus dans des écoles arméniennes d’Istanbul pour signifier aux administrations scolaires que ces établissements ne seraient plus autorisés à accepter des élèves venus d’Arménie, ces derniers devant désormais poursuivre leur scolarité dans des écoles publiques.
Le règlement sur les établissements d’enseignement privés du ministère, publié le 20 mars 2012 dans le Journal officiel turc (Resmi Gazete), prévoit que les élèves étrangers accueillis en tant qu’invités peuvent fréquenter ces écoles dans la limite des quotas d’inscription, mais ne peuvent recevoir de diplôme ; un document listant les cours suivis et les notes obtenues leur est délivré à leur départ. Selon l’article, les écoles arméniennes appliquent cette disposition depuis près de quatorze ans en accueillant des élèves d’Arménie sans pouvoir leur délivrer de diplôme.
Agos rapporte que les inspecteurs se sont présentés munis de listes de noms d’élèves originaires d’Arménie, se sont enquis du devenir des élèves invités des années précédentes et ont demandé que les inscriptions en cours, le cas échéant, soient transférées vers des écoles publiques. Ces contrôles ne se limiteraient pas aux écoles arméniennes, les écoles grecques et juives étant également concernées.
Selon l’article, les écoles arméniennes, qui accueillent des élèves d’Arménie depuis de nombreuses années sans avoir rencontré de telles difficultés, attendent désormais une résolution. Les administrations scolaires devraient se réunir prochainement pour examiner la question, et le patriarche arménien de Constantinople, Sahak Mashalian, aurait été informé de la situation.
La demande du ministère fait l’objet de critiques, certains estimant qu’elle restreindrait le droit à l’éducation des élèves concernés.
Source : Hetq

