Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Galouzine a déclaré à l’agence TASS que si un référendum arménien sur l’adhésion à l’UE ou le maintien dans l’Union économique eurasiatique (UEE) n’était pas annoncé d’ici décembre 2026, les dirigeants de l’UEE en tiendraient compte pour décider des prochaines étapes communes. Selon lui, la question sera examinée lors de la réunion de décembre des chefs d’État de l’UEE, au cours de laquelle sera présenté un rapport sur les conséquences possibles d’une suspension du traité de l’UEE de 2014 à l’égard de l’Arménie.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Galouzine, a fixé à décembre 2026 la date limite pour que l’Arménie décide d’organiser ou non un référendum national sur son adhésion à l’Union européenne ou sur le maintien de son appartenance à l’Union économique eurasiatique (UEEA), a-t-il déclaré dans un entretien à l’agence russe TASS.
Selon lui, si l’appel à un référendum n’est pas entendu d’ici là, « les dirigeants tiendront compte de ce fait lors de la décision sur les prochaines démarches communes ».
Ces « dirigeants » désignent les présidents des pays membres de l’UEEA soutenus par Moscou — Russie, Biélorussie, Kazakhstan et Kirghizistan — qui ont publié le 29 mai une déclaration conjointe concernant la candidature de l’Arménie à l’UE, appelant à la tenue d’un référendum sur cette question. Cette déclaration du 29 mai ne précisait cependant aucune date, se contentant d’indiquer qu’un tel référendum devait avoir lieu « dès que possible ».
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a pour sa part répété à plusieurs reprises qu’Erevan continuerait, tant que cela sera possible, à coopérer simultanément avec l’Occident et avec l’Union économique eurasiatique. Selon lui, dès que cette possibilité disparaîtra, le peuple arménien fera son choix.
M. Galouzine a ajouté que la question d’éventuelles nouvelles mesures à l’encontre d’Erevan serait examinée lors d’une réunion des chefs d’État de l’UEEA prévue en décembre. Il a précisé que ce sujet serait de nouveau abordé lors de la session de décembre du Conseil économique eurasiatique suprême, au cours de laquelle les chefs d’État présenteront un rapport sur les conséquences possibles d’une suspension, à l’égard de l’Arménie, du traité de l’UEEA du 29 mai 2014.
Ce traité, signé à Astana le 29 mai 2014, a établi l’Union économique eurasiatique. L’Arménie a signé un traité d’adhésion le 9 octobre 2014 et a rejoint le bloc en janvier 2015.
Source : Hetq

