**La ministre arménienne de l’Intérieur, Arpiné Sargsyan, a affirmé que le processus de libéralisation des visas avec l’Union européenne suit son cours normal, la première mission d’évaluation européenne ayant jugé « très positifs » les progrès de l’Arménie, notamment sur le système biométrique et la gestion intégrée des frontières.** Selon elle, le nouveau système de passeports et cartes d’identité biométriques doit entrer pleinement en vigueur le 1er novembre, tandis que 2029 reste l’objectif politique fixé par le gouvernement, et non une échéance garantie par l’UE.
La ministre arménienne de l’Intérieur, Arpiné Sargsyan, s’est exprimée sur le processus de libéralisation des visas entre l’Arménie et l’Union européenne, ainsi que sur les réformes du système étatique, lors d’un entretien avec Petros Ghazaryan. Selon elle, ce dialogue avance normalement : depuis son lancement, la partie arménienne a reçu un plan d’action détaillant les mesures attendues, et l’UE effectue régulièrement des missions d’évaluation pour vérifier l’état d’avancement. Elle a indiqué que les résultats de la première mission ont été très positifs, les partenaires européens ayant salué des progrès rapides, notamment sur la mise en place du système biométrique et la gestion intégrée des frontières.
Arpiné Sargsyan a précisé que 2029 constitue l’objectif politique fixé par le gouvernement arménien pour achever, dans les délais et avec la qualité requise, l’ensemble des mesures prévues par le plan d’action – un objectif qu’elle a qualifié de non arbitraire. Elle a estimé que certaines déclarations de responsables européens avaient été présentées de manière manipulatrice en Arménie, soulignant que la partie européenne n’a jamais démenti le dialogue en cours ni qualifié 2029 de date erronée ou impossible, mais a seulement rappelé qu’il était encore tôt, au niveau administratif, pour évoquer une date précise de libéralisation. Selon elle, « la balle est dans le camp de l’Arménie », et 2029 relève d’un engagement du gouvernement arménien, non d’une garantie donnée par l’UE. Elle a ajouté que le processus est transparent, le plan d’action et les résultats des missions d’évaluation étant rendus publics.
Concernant les nouveaux documents biométriques, la ministre a annoncé que le nouveau système entrera pleinement en vigueur à partir du 1er novembre. Les citoyens pourront s’inscrire au préalable, leurs données étant automatiquement croisées avec le registre national de la population, avant de se rendre dans un bureau de service pour y déposer leurs empreintes digitales et se faire photographier. Les autres démarches seront autant que possible dématérialisées afin de réduire les files d’attente et les lourdeurs administratives. De nouveaux bureaux seront ouverts à Erevan et dans les régions, certains étant même installés dans de grands centres commerciaux de la capitale.
La ministre a également communiqué le prix des nouveaux documents : 5950 drams pour la carte d’identité et 28 650 drams pour le passeport biométrique, en précisant que l’État n’a appliqué aucune marge bénéficiaire supplémentaire, ce tarif résultant de la proposition du partenaire privé chargé de la sécurité et de la qualité des documents. Selon elle, ce nouveau système biométrique doit améliorer le classement du passeport arménien dans les indices internationaux de sécurité, actuellement situé autour de la 70e-80e place, une amélioration qui pourrait être renforcée par la libéralisation des visas. Elle a précisé qu’il n’existe aucune obligation de remplacer les passeports en cours de validité, ceux-ci pouvant être conservés avec leur visa valide, tandis que tous les nouveaux passeports délivrés seront désormais exclusivement biométriques.
Enfin, Arpiné Sargsyan a décrit la gestion intégrée des frontières comme l’une des composantes les plus complexes du plan d’action pour la libéralisation des visas. Elle a expliqué que le système actuel de gestion des frontières en Arménie repose essentiellement sur la protection physique, alors que l’approche moderne exige un modèle de sécurité global, incluant la formation du personnel et le développement d’infrastructures physiques et numériques permettant d’évaluer en amont les risques liés aux personnes entrant sur le territoire.
Source : Mer Oughin

