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Selon Armen Grigorian, ancien secrétaire du Conseil de sécurité arménien, l’accord de paix du 8 août 2025 avec l’Azerbaïdjan, rendu possible par l’implication des États-Unis et notamment le rôle de Donald Trump et JD Vance, constitue l’une des plus grandes réussites de ces dernières années. Il estime que l’Arménie doit désormais bâtir un modèle de sécurité souverain plutôt que de s’en remettre à des « sauveurs » extérieurs.

Dans un entretien accordé à BունTV, l’ancien secrétaire du Conseil de sécurité arménien Armen Grigorian est revenu sur les acquis géopolitiques de l’Arménie, notamment l’accord de paix conclu le 8 août 2025. Selon lui, ce résultat s’explique par un ensemble de facteurs internationaux, en particulier les contacts diplomatiques noués avec le président américain Donald Trump et le vice-président JD Vance. Il a insisté sur la nécessité pour l’Arménie de bâtir un modèle de sécurité souverain, estimant que le pays doit renoncer à espérer que d’autres résolvent ses problèmes de sécurité à sa place, une attente qui, selon lui, ne correspond pas à la réalité et peut même créer de nouvelles menaces.

Interrogé sur son départ des institutions étatiques, Armen Grigorian a indiqué ne pas être prêt pour l’instant à en évoquer les raisons, estimant que l’occasion se présentera plus tard. Il a précisé ne pas avoir quitté son équipe et poursuivre son travail dans le cadre de nouvelles fonctions, en fournissant des conseils internationaux sur des projets liés à l’Arménie, tout en explorant, avec son équipe, de nouvelles opportunités dans le secteur privé qu’ils cherchent à institutionnaliser.

Revenant sur ses années au sein de l’appareil d’État, il a qualifié la guerre et les années suivantes, en particulier 2023, de période de grandes difficultés pour l’Arménie, tout en soulignant que ces problèmes ne dataient pas seulement de 2020 et que le pays comme l’équipe politique n’étaient pas pleinement préparés à de tels développements. Il a désigné la guerre et ses conséquences comme son plus grand échec, tout en rejetant les critiques selon lesquelles le pouvoir en place depuis 2018 aurait contribué à créer une situation de guerre. Il a rappelé qu’un précédent existait dès la guerre d’avril 2016, sous la présidence de Serge Sarkissian, et a jugé très probable qu’un accord ait été conclu à l’époque avec l’Azerbaïdjan et la Russie, cédant à leurs exigences, ce qui aurait ensuite conduit à l’impasse évoquée publiquement par Sarkissian après être devenu Premier ministre.

S’agissant de sa plus grande réussite, Armen Grigorian a mis en avant l’établissement de la paix, jugeant qu’après la guerre de 2020, il semblait presque impossible d’y parvenir dès août 2025, mais que d’importants efforts ont permis d’y arriver. Il considère la paix comme l’un des résultats les plus importants des dernières années, les élections de juin 2026 traduisant selon lui l’attitude du public à cet égard. Concernant l’évolution des relations arméno-azerbaïdjanaises, il a évoqué l’instauration d’une confiance minimale préalable, l’importance de la rencontre d’Abou Dabi du 10 juillet 2025 comme ouverture vers le 8 août, ainsi que le rôle de l’implication américaine, de la guerre en Ukraine et de la baisse d’influence russe dans le Caucase.

Selon Armen Grigorian, le déblocage des voies de communication pourrait créer des opportunités économiques et politiques pour toutes les parties, un intérêt américain s’étant notamment traduit par le projet TRIPP, une idée déjà présente sous l’administration précédente mais formulée plus clairement sous la présidence Trump. Il a accordé une importance particulière à la rencontre de février 2025 entre le Premier ministre Nikol Pachinian et le vice-président JD Vance, la considérant comme un facteur clé de l’implication américaine ultérieure, tout en soulignant que les efforts arméniens ont eux aussi joué un rôle essentiel dans l’établissement de la paix.

Sur la question des prisonniers et de la délimitation frontalière, Armen Grigorian a rappelé que le retour de tous les prisonniers en Arménie a toujours figuré à l’agenda de la partie arménienne, notant que le président Trump avait publiquement évoqué ce sujet lors du processus du 8 août. Il a réaffirmé que la libération de tous les prisonniers et leur retour en Arménie demeurent une priorité, tout en estimant qu’il convient aussi d’apprécier la situation dans une perspective temporelle.

Source : Mer Oughin