hebdo-histoire-2026-09-18
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18 septembre 1908

Le 18 septembre 1908 naît à Tbilissi, en Géorgie, Viktor Ambartsoumian, appelé aussi Hambardzumyan selon la transcription arménienne de son nom, Վիկտոր Համբարձումյան. Issu du monde arménien du Caucase, il allait devenir l’une des grandes figures de l’astrophysique du XXe siècle, connu en dehors de l’Arménie sous son nom russe, Viktor Amazaspovitch Ambartsoumian.

Ses études le mènent d’abord à la faculté mathématique-physique de l’université Herzen, où il est orienté par le comité du parti communiste de Tiflis, puis à l’université de Leningrad. Dès 1926, encore jeune chercheur, il publie un travail sur les facules solaires. Entre 1928 et 1931, il approfondit sa formation auprès de Belopolsky à l’observatoire de Poulkovo, tout en enseignant à l’université de Léningrad, où il rédige le premier livre russe d’astrophysique théorique.

Son œuvre scientifique est vaste. Il formule un principe d’invariance appliqué au transfert de rayonnement, qui fonde nombre de ses recherches ultérieures. Il s’illustre également par ses travaux sur l’évolution des étoiles et des galaxies : en 1947, il est le premier à avancer que les étoiles T Tauri sont très jeunes et que les associations stellaires, loin d’être stables, sont des groupes en cours de dissociation, non liés durablement par la gravitation. Il montre aussi que des processus évolutionnaires, comme la perte de masse, se déroulent au sein des galaxies, et s’intéresse au milieu interstellaire ainsi qu’aux radiogalaxies et galaxies actives.

En 1946, Ambartsumian fonde l’observatoire de Byurakan, qu’il dirige, ancrant ainsi durablement la recherche astronomique en terre arménienne. De 1947 à 1993, il préside à la fois l’université d’Erevan et l’Académie des sciences d’Arménie, jouant un rôle central dans la vie scientifique du pays. Sa renommée internationale se confirme lorsqu’il est élu président de l’Union astronomique internationale de 1961 à 1964, et il devient membre de l’Académie des sciences de Russie dès 1939, puis correspondant, en 1958, et associé étranger, en 1978, de l’Académie des sciences de France.