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Selon Vahram Atanesyan, le Conseil de sécurité du Haut-Karabakh aurait étudié à au moins deux reprises, selon des sources fiables, l’hypothèse de transformer l’Armée de défense en « Garde nationale », sans toutefois trancher. L’auteur rappelle que Nikol Pachinian avait évoqué lors de la rencontre tripartite de Sotchi une proposition, présentée comme émanant des autorités du Karabakh, visant à créer une zone démilitarisée sous garanties internationales, proposition que les autorités locales ont publiquement démentie avoir formulée.

Dix jours après la rencontre de Sotchi, Nikol Pachinian avait déclaré à l’Assemblée nationale arménienne avoir présenté, lors de la réunion trilatérale, « la proposition des autorités du Haut-Karabakh », consistant à créer autour du Haut-Karabakh une zone démilitarisée sous garanties internationales, ce qui, selon lui, pourrait faire que le territoire n’ait plus besoin d’une armée de défense de l’ampleur actuelle.

Quatre jours après cette déclaration, le 14 novembre 2022, le journal officiel du comité central du parti FRA Dachnaktsoutioun d’Artsakh, « Aparaj », a adressé une question écrite à Vitali Balassanian, secrétaire du Conseil de sécurité du Haut-Karabakh, lui demandant s’il avait connaissance d’une proposition de dissolution de l’armée de défense de l’Artsakh et de création d’unités de protection, et quel organe en serait à l’origine côté arménien.

Selon la réponse écrite du Conseil de sécurité, publiée le 17 novembre par « Aparaj », aucun organe d’État de la République d’Artsakh n’avait formulé une telle proposition : la position unanime des autorités politico-militaires de l’Artsakh était, au contraire, de préserver à tout prix les forces armées du territoire, de les renforcer tant en effectifs humains qu’en moyens techniques modernes, et de disposer de forces armées capables d’accomplir des missions de combat.

L’auteur, Vahram Atanessian, souligne qu’après la guerre de quarante-quatre jours, la question d’une éventuelle réorganisation de l’armée de défense n’a pas fait l’objet d’un débat public à Stépanakert.

Il affirme toutefois, en citant des sources jugées fiables, qu’au niveau du Conseil de sécurité, la possibilité de transformer cette armée en « Garde nationale » a été évoquée à au moins deux reprises, sans qu’aucune décision n’ait finalement été prise.

L’auteur rappelle enfin que la déclaration issue de la rencontre trilatérale de Sotchi insistait sur la nécessité du maintien des soldats de la paix russes sur leurs lieux de déploiement, et estime que la proposition de zone démilitarisée sous garanties internationales autour du Haut-Karabakh, présentée au nom des autorités locales par le Premier ministre arménien, n’a pas reçu le soutien des présidents russe et azerbaïdjanais.

Source : Mer Oughin