2 août 2020
Le 2 août 2020, Erevan perdait l’une de ses figures marquantes de l’archéologie et de l’histoire arménienne contemporaine : Gregory Areshian s’éteignait dans la ville même où il avait vu le jour, soixante et onze ans plus tôt, le 13 mai 1949. Sa disparition marquait la fin d’un parcours entièrement consacré à l’étude du passé arménien et à la mise au jour de ses vestiges les plus significatifs.
Gregory Areshian s’est imposé comme un archéologue et historien de premier plan, dont le nom reste indissociablement lié à l’un des sites les plus emblématiques de l’archéologie arménienne : le complexe d’Areni-1. C’est en effet à cet emplacement, connu pour ses découvertes exceptionnelles, qu’il a mené des fouilles déterminantes au cours d’une période charnière de la recherche archéologique dans la région.
Ces travaux se sont déroulés de 2008 à 2010, trois années durant lesquelles Gregory Areshian a dirigé les opérations conjointement avec Boris Gasparyan. Cette collaboration scientifique a permis de structurer et de mener à bien des campagnes de fouilles qui allaient contribuer à faire connaître le site d’Areni-1 au-delà des cercles spécialisés, en apportant un éclairage nouveau sur l’histoire ancienne de la région.
La direction partagée de ces fouilles avec Boris Gasparyan illustre la dimension collective du travail archéologique mené par Gregory Areshian, une approche fondée sur l’expertise conjointe et la rigueur scientifique. Cette période de trois années de recherches actives sur le terrain constitue un jalon important dans la carrière de l’archéologue.
Né et mort à Erevan, Gregory Areshian aura ainsi consacré une partie essentielle de son existence à l’exploration du patrimoine archéologique arménien, laissant derrière lui l’empreinte durable de son travail sur le site d’Areni-1. Sa disparition, le 2 août 2020, referme le chapitre d’une vie tout entière tournée vers la connaissance et la mise en valeur de l’histoire ancienne de l’Arménie.

