Le président français Emmanuel Macron termine une visite officielle en Arménie marquée par la signature imminente d’un accord de coopération stratégique. Cet engagement vise à renforcer une relation bilatérale déjà solide, notamment dans les domaines de la défense et de l’économie.
Située dans une région géopolitiquement sensible, entre l’Azerbaïdjan, l’Iran, la Géorgie et la Turquie, l’Arménie cherche à sortir de son isolement en misant sur la paix et le développement de ses infrastructures de transport, d’énergie et de commerce. Ce contexte explique l’importance de ce rapprochement avec la France.
Une relation historique et culturelle forte
La France entretient des liens anciens avec l’Arménie, notamment grâce à une importante diaspora arménienne présente sur son territoire. Cette relation s’appuie aussi sur une histoire commune marquée par des épisodes de solidarité, comme l’accueil de réfugiés arméniens après les massacres du début du XXe siècle ou encore l’aide apportée après le séisme de 1988.
Lors de sa visite à Erevan, Emmanuel Macron a été chaleureusement accueilli, tant par les autorités que par la population. Il a rappelé les liens culturels forts entre les deux nations, évoquant notamment l’influence du chanteur Charles Aznavour.
Un soutien politique et stratégique affirmé
La France s’est régulièrement positionnée en soutien de l’Arménie face aux tensions avec l’Azerbaïdjan, notamment autour du Haut-Karabakh. Le chef de l’État français a également mis en avant la volonté du pays de se rapprocher de l’Europe, un choix stratégique qu’il affirme soutenir pleinement.
Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte où Erevan cherche à diversifier ses alliances, notamment après avoir constaté les limites du soutien de la Russie dans certaines crises récentes.
Défense et économie au cœur de l’accord
Le partenariat stratégique en cours de signature prévoit un renforcement significatif de la coopération militaire. Celle-ci inclut déjà la fourniture de radars, la formation de soldats arméniens et l’achat par Erevan de canons Caesar.
Sur le plan économique, plusieurs projets sont à l’étude, notamment dans les transports et les infrastructures. Des opportunités pourraient également concerner Airbus, tandis que la France envisage de participer à la construction d’un axe routier stratégique dans le pays.
Une visite symbolique
Au-delà des accords politiques et économiques, cette visite comporte également une dimension mémorielle. Emmanuel Macron doit rendre hommage aux victimes des massacres d’Arméniens en se recueillant au mémorial d’Erevan. Il visitera également le Matenadaran, un centre renommé pour sa collection de manuscrits anciens, et participera à un projet de coopération culturelle avec la Bibliothèque nationale de France.
Enfin, une étape est prévue à Gyumri, ville durement touchée par le séisme de 1988, afin de commémorer les victimes de cette catastrophe.
Source : Le Figaro (avec AFP)

