Les autorités arméniennes poursuivent leur offensive judiciaire contre les réseaux politiques soupçonnés de corruption et de fraudes électorales. Ce jeudi, des perquisitions et actions d’enquête ont été menées dans les locaux de l’alliance Hayastan de Robert Kotcharian à Spitak, dans la région de Lori, selon une confirmation officielle du Comité anticorruption de la République d’Arménie.
Dans un communiqué transmis à la presse, le Comité anticorruption a indiqué que ces opérations s’inscrivent « dans le cadre d’une procédure pénale ouverte » par les autorités compétentes. À ce stade, les enquêteurs n’ont pas dévoilé la nature exacte des accusations, mais cette nouvelle affaire intervient dans un climat de multiplication des investigations touchant des figures et structures proches de l’ancienne élite politique arménienne.
L’alliance Hayastan, dirigée par l’ex-président Robert Kotcharian, fait régulièrement l’objet de critiques concernant ses méthodes politiques et son héritage lié aux anciennes pratiques oligarchiques du pays. Depuis plusieurs années, le gouvernement affirme vouloir démanteler les systèmes de corruption enracinés durant les précédentes administrations.
Ces derniers mois, les autorités arméniennes ont intensifié les contrôles et procédures judiciaires liés à des soupçons d’achat de voix, de pressions locales et de financements politiques opaques à l’approche des élections législatives de 2026.
Le Comité anticorruption a précisé que des informations supplémentaires seraient rendues publiques « si nécessaire » à mesure de l’avancement de l’enquête.

