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Les résolutions adoptées par les parlements néerlandais et belge, exigeant la libération des prisonniers arméniens détenus en Azerbaïdjan, ont provoqué une vive réaction à Bakou. Les autorités azerbaïdjanaises ont exprimé leur indignation face à ces initiatives, qu'elles considèrent comme une ingérence dans leurs affaires intérieures.

Les résolutions, adoptées respectivement par les Pays-Bas et la Belgique, appellent à la libération immédiate des Arméniens emprisonnés en Azerbaïdjan. Ces textes soulignent les préoccupations concernant les droits de l'homme et le traitement des prisonniers, en particulier dans le contexte des tensions persistantes entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan après le conflit du Haut-Karabagh.

Bakou a réagi en qualifiant ces résolutions de partiales et de non fondées. Les autorités azerbaïdjanaises ont affirmé que ces documents ne reflètent pas la réalité sur le terrain et ont accusé les parlements néerlandais et belge de prendre parti dans le conflit régional. Selon Bakou, ces résolutions pourraient nuire aux efforts de paix dans la région.

La question des prisonniers de guerre et des détenus civils reste un point de discorde majeur entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan depuis la fin des hostilités en 2020. Les deux pays s'accusent mutuellement de détenir illégalement des citoyens de l'autre camp. Les organisations internationales ont également exprimé leurs préoccupations concernant le sort des prisonniers.

Les résolutions néerlandaise et belge s'inscrivent dans une série d'initiatives internationales visant à faire pression sur l'Azerbaïdjan pour qu'il libère les prisonniers arméniens. Cependant, Bakou maintient que les personnes détenues sont des criminels de guerre ou des terroristes, et non des prisonniers de guerre, ce qui complique les négociations pour leur libération.

Cette situation tendue souligne les défis persistants dans la normalisation des relations entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, malgré les efforts diplomatiques en cours. Les réactions de Bakou aux résolutions européennes montrent la sensibilité de la question des prisonniers dans le cadre plus large des relations bilatérales et des efforts de paix dans le Caucase du Sud.

Source : OC Media