discours du premier ministre pour la commémoration du génocide arménien.-7
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À une semaine des élections législatives du 7 juin, un nouveau sondage donne un avantage considérable au Premier ministre arménien Nikol Pachinian et à son parti Contrat civil. Selon cette enquête réalisée par l’institut Breavis, la formation au pouvoir pourrait recueillir près de 65 % des suffrages parmi les électeurs ayant déjà arrêté leur choix, loin devant une opposition divisée.

Ce scrutin apparaît comme l’un des plus importants depuis l’arrivée au pouvoir de Pachinian en 2018. Une victoire conforme aux projections lui offrirait un mandat renforcé pour poursuivre le rapprochement de l’Arménie avec l’Occident et consolider le processus de paix engagé avec l’Azerbaïdjan après des décennies de conflit autour du Haut-Karabakh.

Pressions croissantes de Moscou

Cette dynamique électorale intervient dans un contexte de tensions grandissantes avec la Russie. Ces dernières semaines, Moscou a multiplié les signaux de mécontentement face à l’orientation pro-européenne d’Erevan. Le Kremlin a rappelé son ambassadeur pour consultations, dénonçant les démarches arméniennes visant à approfondir leurs relations avec l’Union européenne.

Parallèlement, plusieurs mesures économiques ont été annoncées contre des produits arméniens, notamment dans les secteurs des boissons et de l’agriculture. Les autorités russes ont également évoqué les conséquences potentielles d’un éloignement de l’Arménie de l’Union économique eurasiatique, organisation dominée par Moscou.

Soutien occidental affirmé

À l’inverse, les États-Unis ont récemment affiché leur soutien au gouvernement arménien. Le président américain Donald Trump a publiquement soutenu Nikol Pachinian, tandis que Washington et Erevan ont signé plusieurs accords de coopération stratégique et économique. Parmi les projets évoqués figure le corridor de transport TRIPP, destiné à renforcer les connexions régionales dans le Caucase du Sud. (euronews)

Une campagne sous haute tension

La campagne électorale a également été marquée par des accusations d’ingérence étrangère et de désinformation. Plusieurs enquêtes ont mis en lumière des opérations numériques visant à influencer l’opinion publique arménienne, notamment à travers des contenus favorables aux forces prorusses et hostiles au gouvernement actuel.

À l’approche du scrutin, le choix des électeurs arméniens semble ainsi dépasser les enjeux de politique intérieure. Le vote du 7 juin pourrait déterminer l’orientation géopolitique du pays pour les années à venir, entre maintien dans la sphère d’influence russe et approfondissement du rapprochement avec les institutions occidentales.

Source principale :  Euronews.