discours du premier ministre pour la commémoration du génocide arménien.-9
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Le président russe Vladimir Poutine a une nouvelle fois averti l’Arménie des conséquences qu’un éloignement de Moscou pourrait entraîner, établissant un parallèle direct avec l’Ukraine et son rapprochement avec l’Union européenne.

S’exprimant lors du sommet de l’Union économique eurasiatique à Astana, le chef du Kremlin a déclaré que « la crise ukrainienne » avait commencé avec « les tentatives d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne ». Selon lui, Erevan doit mesurer les conséquences d’un éventuel choix en faveur de l’intégration européenne au détriment de son appartenance à l’Union économique eurasiatique.

Moscou estime qu’une orientation pro-européenne de l’Arménie pourrait remettre en cause les avantages économiques dont bénéficie actuellement le pays au sein de l’espace eurasiatique. Vladimir Poutine avait déjà proposé, en mai dernier, l’organisation d’un référendum afin que les Arméniens choisissent entre le maintien dans l’Union économique eurasiatique et une future adhésion à l’Union européenne.

Ces déclarations interviennent alors que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian poursuit sa politique de rapprochement avec les partenaires occidentaux. En mai 2025, l’Arménie et l’Union européenne ont tenu leur premier sommet bilatéral, présenté par Bruxelles comme une étape majeure dans le développement des relations entre les deux parties.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a également multiplié les avertissements ces derniers mois, estimant que l’Arménie devait éviter de « répéter le scénario ukrainien ». Selon lui, les autorités arméniennes doivent agir avec prudence afin de ne pas compromettre la stabilité du pays.

De son côté, Nikol Pachinian affirme vouloir poursuivre une politique étrangère équilibrée. Le chef du gouvernement arménien assure continuer d’accorder une « grande importance » aux relations avec la Russie tout en développant les liens politiques, économiques et sécuritaires avec l’Union européenne et les États-Unis.

À ce stade, aucune demande officielle d’adhésion à l’Union européenne n’a été déposée par Erevan. Le Premier ministre arménien s’est par ailleurs déclaré opposé à l’organisation d’un référendum sur cette question, estimant qu’une telle consultation n’est pas d’actualité.

Source : Le Figaro – Solène Vary