Il est nécessaire d'évaluer sobrement que l'Arménie est nécessaire à la Russie comme un "avant-poste" ou une "base" pour une nouvelle guerre plus vaste.
La rencontre entre Poutine et Tokaïev a révélé l'inexistence de facto de l'OTSC.
Cette structure politico-militaire est le "toit" sécuritaire de la "maison commune eurasienne". La base de cette "maison commune eurasienne" est l'union douanière et économique, l'UEE. Si le "toit" s'est effectivement effondré, alors la "base" est soumise à des influences et s'use progressivement. Contrairement à l'opposition arménienne et aux cercles politiques qui lui sont affiliés, ces réalités ne peuvent passer inaperçues à Moscou, qui doit analyser la situation et planifier l'avenir.
Dans l'espace post-soviétique, la Russie a encore de l'influence sur la Biélorussie, la Géorgie, l'Arménie, le Tadjikistan et le Kirghizistan. Comment la guerre russo-ukrainienne se terminera-t-elle ? Il est difficile de le prévoir. Politiquement, toute résolution russo-ukrainienne n'assurera probablement pas une intégration complète de l'espace post-soviétique autour de Moscou.
En Arménie, l'opposition ne devrait pas se réjouir de la "froideur" de l'appel téléphonique entre Poutine et Pachinian, mais réfléchir à quel niveau et qualité de relations elle aurait avec Moscou si elle arrivait au pouvoir après Pachinian. En d'autres termes, vaut-il la peine de transformer l'Arménie en "région de Kaliningrad" pour évincer Pachinian ? Il faut évaluer sobrement que l'Arménie est nécessaire à la Russie comme un "avant-poste" pour une nouvelle guerre plus vaste, comme la région de Kaliningrad, la Biélorussie, l'Abkhazie.
Le mot d'ordre actuel de l'Arménie doit être : "Nous n'avons pas de patrie à transformer en Abkhazie".
Ce message a été reçu par la rédaction de Mer Oughin par courrier électronique.
Source : Mer Oughin

