Il est nécessaire d'évaluer les pertes économiques dues aux restrictions russes et de les comparer aux avantages de l'adhésion à l'Union économique eurasiatique (UEE). Si les pertes ne peuvent plus être compensées par le commerce avec la Russie, il faudrait envisager de quitter l'UEE.
FreeNews Armenia a discuté avec Hovsep Khurshudyan, président de l'ONG "Citoyen libre". La conversation a porté sur les défis géopolitiques et internes auxquels l'Arménie est confrontée, où le pays est vu comme un carrefour de communication crucial. Hovsep Khurshudyan a souligné la nécessité de réduire la dépendance énergétique et de transport vis-à-vis de la Russie, en proposant de nationaliser les infrastructures et de quitter l'UEE et l'OTSC. La discussion a mis en avant les investissements financiers croissants des États-Unis, qui pourraient compenser l'annulation des licences russes et soutenir de nouveaux projets pétroliers et gaziers internationaux. Selon l'analyste, l'avenir économique et la sécurité de l'Arménie dépendent du renforcement de l'orientation occidentale et du maintien de la stabilité interne face aux pressions extérieures et aux actions potentiellement déstabilisatrices de l'opposition.
Hovsep Khurshudyan a critiqué les récentes déclarations au Parlement national, les qualifiant de décevantes. Selon lui, le discours politique est souvent accompagné d'une rhétorique inappropriée. Il estime que le gouvernement et l'opposition en sont responsables, mais que le gouvernement doit faire preuve de plus de retenue. Khurshudyan a déclaré que si le gouvernement considère l'opposition comme étant de bas niveau, il ne devrait pas descendre à ce niveau.
Concernant la restitution des biens pillés par le passé, il a souligné l'importance de récupérer des biens d'une valeur de plusieurs milliards de dollars. Cependant, il a insisté sur la nécessité de montrer clairement où ces fonds restitués sont dirigés. Ils pourraient être utilisés pour des programmes destinés aux réfugiés du Haut-Karabagh, aux citoyens socialement vulnérables, aux retraités et aux jeunes. Khurshudyan a noté que l'opposition tente actuellement de simuler un processus politique. Selon lui, au lieu d'un véritable processus politique, il y a souvent des incitations, et l'escalade automnale pourrait principalement se manifester par une rhétorique plus dure au Parlement national. Un tel comportement pourrait également être une stratégie délibérée pour discréditer le Parlement national et justifier sa propre existence. Il a souligné que dans cette situation, les relations arméno-russes, arméno-américaines, les investissements de la TRP et les développements régionaux devraient être discutés, plutôt que des déclarations insultantes des députés.
Concernant les relations arméno-russes, Khurshudyan a noté que Moscou continue d'imposer des restrictions économiques à l'Arménie. Selon lui, la réponse de l'Arménie devrait être basée sur le calcul plutôt que sur l'émotion. Il est nécessaire d'évaluer les pertes économiques dues aux restrictions russes et de les comparer aux avantages de l'adhésion à l'UEE. Si les pertes ne peuvent plus être compensées par le commerce avec la Russie, il faudrait envisager de quitter l'UEE.
Khurshudyan pense que quitter l'UEE pourrait provoquer un choc à court terme, mais que les relations commerciales se rétabliraient par la suite. Il a également noté qu'en quittant l'UEE, l'économie arménienne pourrait bénéficier de plusieurs centaines de millions de dollars de droits de douane, qui pourraient être utilisés, par exemple, pour compenser l'augmentation des prix du gaz. Selon lui, il existe des sources alternatives de gaz, comme l'Iran, le gaz turkmène et d'autres directions. En même temps, la dépendance vis-à-vis de la Russie ne se limite pas au gaz, car les infrastructures gazières sont également importantes.
Dans le calcul global avec la Russie, il faut également inclure la question de la base militaire russe en Arménie et d'autres infrastructures russes. Selon lui,
Source : Mer Oughin

