**Alors que le procès visant le Catholicos Garéguine II et six évêques s’est ouvert le 7 août, la députée Hasmik Hakobyan (parti au pouvoir) a estimé que la véritable « honte » serait de reconnaître sa culpabilité, rappelant que l’Arménie est un État de droit où tous sont égaux devant la loi. Elle a par ailleurs accusé l’opposition, mobilisée devant le tribunal, de saisir « n’importe quel prétexte » pour descendre dans la rue et s’exposer devant les caméras.**
La députée Hasmik Hakobyan, membre du groupe parlementaire « Contrat civil », s’est exprimée auprès du média Medialab au sujet de la première audience judiciaire, tenue le 7 août, dans l’affaire pénale visant le Catholicos de tous les Arméniens Garéguine II et six évêques présents en Arménie. Alors que certains qualifient cet événement d’« épisode honteux » pour l’histoire du pays, la députée a rejeté cette lecture.
Selon Hasmik Hakobyan, la véritable honte serait que la culpabilité du Catholicos soit reconnue, et non le fait qu’une personne portant ce titre puisse être convoquée devant la justice pour un acte qui lui est reproché. Elle a rappelé que l’Arménie est un État de droit, et non un État confessionnel, et que tous les citoyens sont égaux devant la loi, quelle que soit la fonction qu’ils occupent.
Interrogée sur la présence annoncée de deux groupes parlementaires d’opposition devant le tribunal pour soutenir le Catholicos et les autres personnes concernées, la députée a estimé que l’opposition n’a besoin que d’un prétexte pour descendre dans la rue, tout événement lui servant, selon elle, de déclencheur pour se montrer devant les caméras et adresser des accusations au pouvoir. Elle a toutefois précisé ne porter aucun jugement sur cette décision, affirmant qu’il s’agit du droit de l’opposition d’agir ainsi, tant que cela reste dans le cadre de la loi.
Concernant les appels lancés au pouvoir pour mettre fin à la procédure pénale visant le Catholicos, Hasmik Hakobyan a répondu que son camp politique avait déjà apporté une réponse à travers son programme de réforme de l’Église, présenté comme un engagement électoral : disposer d’un catholicos qui ne soit accusé ni de rupture de son vœu de célibat ni d’aucune infraction pénale. Selon elle, le peuple arménien mérite un tel catholicos, et c’est cette figure que son groupe souhaite voir advenir.
Enfin, interrogée sur une éventuelle évolution de la position de son parti, qu’elle considère parfois critiquée comme une atteinte aux affaires internes de l’Église ou une violation de la loi, la députée a affirmé qu’aucun changement n’était intervenu dans les positions de son groupe sur ce dossier, précisant au contraire que leurs convictions s’en trouvaient renforcées.
Source : Mer Oughin

