hebdo-histoire-2026-08-26
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26 août 1918

Le 26 août 1918, sur la route menant à Tbilissi, naît Ripsimé Djanpoladian, alors que sa famille fuit le génocide arménien. Ses parents, Michael Djanpoladjian et Iranienak, appartiennent à une famille aisée dont la fortune provient des mines de sel du Nakhitchevan. Après l’établissement du pouvoir soviétique en Arménie, la famille s’installe à Erevan, où Ripsimé grandit aux côtés de son frère aîné Gurgen.

Après ses études secondaires, elle choisit l’archéologie à l’Université d’État d’Erevan et obtient son diplôme en 1940. Elle participe alors aux fouilles de la colline de Karmir-Blour, site de l’ancienne ville forteresse de Teishebani. C’est là qu’elle met au jour une statuette du dieu Teisheba, divinité ourartienne de la guerre, et qu’elle rencontre l’archéologue Boris Piotrovsky, qui fera de la culture ourartienne sa spécialité. Le couple se marie en 1944 à Erevan, où naît leur fils Mikhaïl Piotrovsky.

En 1948, Ripsimé Djanpoladian obtient un doctorat en archéologie avec une thèse consacrée à Mkhitar Goch et au monastère de Nor Getik, étudiant de nombreuses inscriptions médiévales. Cet intérêt pour l’épigraphie ne la quitte plus : en 1977, avec Suren Avagyan, elle publie un nouveau catalogue d’inscriptions arméniennes. Elle mène sa carrière à l’Institut d’Archéologie de l’Académie des Arts de l’URSS et au Département oriental du Musée de l’Ermitage, tout en poursuivant ses recherches sur l’Arménie médiévale et en éditant les travaux de son mari, dont une histoire encyclopédique de l’Ermitage, ses journaux et son autobiographie.

Ses fouilles menées à Dvin à partir de 1951 apportent une contribution majeure : elles révèlent que la ville fut un centre important de production de verre au Moyen Âge. Elle approfondit alors l’étude de cette industrie verrière, active du IXe au XIIIe siècle, en s’intéressant particulièrement au commerce avec le Moyen-Orient. Ses travaux démontrent que les artisans arméniens s’inspiraient de la verrerie syrienne pour créer leurs propres pièces.

Ripsimé Djanpoladian s’éteint le 1er septembre 2004 à Saint-Pétersbourg, après une longue maladie.