**Dans une tribune, le journaliste Vahram Atanessian répond à l’ancien ministre d’État du Karabakh Artak Beglarian, qui avait critiqué le gouvernement arménien pour avoir favorisé l’achat de logements sur le marché secondaire plutôt que la construction neuve par des entreprises du Karabakh dans le cadre du programme d’aide au logement des déplacés de force. Selon lui, plus de quatre mille familles déplacées ont déjà été relogées, une part importante s’étant installée dans des villes de province ou des villages, et il serait juste, estime-t-il, que les anciens responsables du Karabakh suivent cet exemple plutôt que de réclamer un logement au centre d’Erevan, alors que beaucoup en possèdent déjà un.**
L’ancien ministre d’État du Haut-Karabakh, Artak Beglarian, a critiqué le gouvernement arménien pour son programme de logement destiné aux personnes déplacées de force du Haut-Karabakh. Selon lui, au lieu d’encourager l’achat sur le marché primaire ou la construction par les Karabakhis eux-mêmes, l’exécutif aurait favorisé l’achat sur le marché secondaire, ce qui, d’après son évaluation, n’aurait créé « aucune valeur ajoutée ».
Le journaliste Vahram Atanesyan, auteur de cette tribune, s’interroge ironiquement sur les implications concrètes des propositions de Beglarian : cela signifierait-il que le gouvernement aurait dû financer l’achat par les déplacés de logements dans des immeubles neufs à Erevan et dans d’autres villes, où le mètre carré coûte entre 400 000 et 450 000 drams ?
Atanesyan relève que, si le gouvernement avait suivi cette logique de soutien au marché primaire, il n’aurait pas investi 800 milliards de drams mais plusieurs milliers de milliards, afin que plus de cinquante mille familles originaires du Karabakh deviennent propriétaires de logements ou de maisons individuelles d’une valeur de 100 à 150 millions de drams.
L’auteur s’attarde également sur la seconde proposition de Beglarian, consistant à encourager « la construction par les Karabakhis eux-mêmes », ce qui reviendrait, selon lui, à financer des entreprises de construction enregistrées au Karabakh pour qu’elles bâtissent des logements destinés aux compatriotes déplacés.
Pour Atanesyan, le programme public de logement des personnes déplacées de force est un dispositif d’aide sociale destiné à ceux qui ont un besoin réel d’un logement dans des conditions décentes, et non un programme de luxe ou de « miracle économique ». Il rappelle que plus de quatre mille familles déplacées du Karabakh sont déjà logées, et qu’une part importante d’entre elles se sont installées dans des villes de région ou des localités rurales.
L’auteur estime qu’il serait juste que les anciens responsables du Karabakh suivent cet exemple, plutôt que d’exiger du gouvernement arménien qu’il leur attribue des logements dans le centre-ville d’Erevan, soulignant que beaucoup d’entre eux y possèdent déjà un appartement depuis longtemps.
Source : Mer Oughin

