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La cérémonie solennelle d’ouverture du troisième Sommet mondial arménien a eu lieu à Erevan. Son objectif central est le renforcement des liens entre l’Arménie et la diaspora.

Cérémonie d'ouverture du 3e Sommet mondial arménien à Erevan
Cérémonie d’ouverture du 3ᵉ Sommet mondial arménien à Erevan.

Selon Armenpress, environ 800 représentants de communautés arméniennes d’une cinquantaine de pays (55 selon l’agence) sont arrivés en Arménie pour y participer.

Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale, Ruben Roubinian, a affirmé qu’on ne peut parler des relations entre l’Arménie et la diaspora sans souligner l’idéologie de l’« Arménie réelle ». « L’Arménie réelle, c’est notre État, avec son territoire et ses frontières reconnus internationalement, ses citoyens, ses institutions, son système démocratique et son aspiration au développement », a-t-il déclaré. Selon lui, porter ce concept ne signifie pas renoncer à l’histoire, à l’identité nationale, à la culture ou aux liens avec les Arméniens du monde entier, mais faire de cet héritage un appui pour un État solide et un développement moderne.

M. Roubinian a rappelé que l’Arménie a des millénaires d’histoire et une contribution notable à la civilisation mondiale. Il a aussi évoqué une diaspora qui a préservé son identité dans différents pays tout en réussissant dans la science, les technologies, les affaires, la culture et la vie publique. « Notre défi est de transformer cette richesse en avenir, et de l’orienter vers l’Arménie », a-t-il dit.

Il a précisé ne pas vouloir limiter les relations Arménie-diaspora au patriotisme, à la mémoire historique ou à la bienfaisance : ces éléments sont importants, mais la coopération doit être plus large. Il souhaite voir les compétences de spécialistes de la diaspora contribuer au développement de divers secteurs en Arménie. « Si cet apport prend la forme d’un retour au pays, nous, Arméniens vivant en Arménie, en serons extrêmement heureux. »

Le président de l’Assemblée nationale a ajouté que le sommet ne doit pas se limiter à de bonnes discussions et à de belles formules : il doit devenir une plateforme de lancement pour des idées claires, des initiatives et de nouveaux programmes de coopération.

Le haut-commissaire aux affaires de la diaspora, Zareh Sinanyan, a de son côté souligné que ce sommet est une plateforme importante pour poursuivre le dialogue entre la République d’Arménie et la diaspora. « La diaspora est diverse, par son histoire, ses expériences, ses réussites, ses représentations et ses approches. C’est dans cette diversité que réside son grand potentiel. Le potentiel des relations Arménie-diaspora tient non pas à l’unanimité sur toutes les questions, mais à la capacité de s’écouter, de respecter les points de vue différents et de se rassembler autour d’objectifs communs. Au centre de ces objectifs se trouve une République d’Arménie souveraine, démocratique, paisible et prospère. »

Les discussions de travail du sommet commenceront le 6 novembre. Il s’achèvera le 8 novembre.

Source : Armenpress