17 septembre 1972
Le 17 septembre 1972, l’acteur Akim Tamiroff s’éteint à Palm Springs, en Californie, mettant fin à une carrière hollywoodienne de plusieurs décennies. Né Hovakim Tamiryants le 29 octobre 1899 à Tiflis, alors dans l’Empire russe, il grandit dans une famille d’origine arménienne au sein de cette ville aujourd’hui connue sous le nom de Tbilissi, en Géorgie.
À dix-neuf ans, il choisit de se consacrer au métier d’acteur. Sur cinq cents candidats, il est admis à l’école du Théâtre d’art de Moscou, où il étudie l’art dramatique auprès de Constantin Stanislavsky lui-même. Cette formation rigoureuse forge les bases de son jeu, qu’il porte ensuite au théâtre avant de traverser l’Atlantique.
Une tournée le conduit à New York, où il décide de s’installer. Il trouve sa place à Broadway et collabore régulièrement avec la Theatre Guild, du milieu des années 1920 jusqu’au début des années 1930. En 1932, il part pour Hollywood, où ses débuts se font dans l’ombre, avec des rôles non crédités au générique. Peu à peu, ses apparitions deviennent plus substantielles et fréquentes, jalonnant une filmographie considérable qui s’étend des années 1930 aux décennies suivantes.
Sa consécration survient en 1944 : pour son interprétation de Pablo dans Pour qui sonne le glas, réalisé par Sam Wood, il remporte le tout premier Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle. Il est également sélectionné deux fois, en 1937 et 1944, pour l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, confirmant la reconnaissance de ses pairs et de la critique.
À partir des années 1950, sa carrière se poursuit davantage en Europe, où il tourne notamment dans plusieurs films d’Orson Welles, dont Dossier secret, aux côtés de son épouse Tamara Shayne, actrice elle aussi d’origine russe, qu’il avait épousée en 1932 et avec qui il resta uni jusqu’à sa mort en 1972.
Par ce parcours qui l’a mené de Tiflis à Moscou, puis de Broadway à Hollywood et à l’Europe, Akim Tamiroff incarne une trajectoire d’exil et de réussite artistique, portant loin de sa terre natale une part de l’héritage arménien à travers le septième art.

