23 septembre 1991
Le 23 septembre, le calendrier retient l’année 1991, celle de l’indépendance de l’Arménie, proclamée lors de la dissolution de l’URSS. Cet événement marque l’aboutissement d’un long parcours politique pour ce petit État du Petit Caucase, dépourvu d’accès à la mer et bordé par la Turquie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Iran.
Cette indépendance de 1991 s’inscrit dans une histoire mouvementée. Le pays avait déjà connu un premier moment d’autonomie en 1918, lorsque la révolution russe avait permis la naissance de la république démocratique d’Arménie. Mais cette expérience fut brève : en 1920, l’Arménie fut incorporée à la république fédérative démocratique de Transcaucasie, elle-même membre fondateur de l’Union soviétique. Puis, en 1936, la dissolution de cette structure transcaucasienne donna naissance à la république socialiste soviétique d’Arménie, cadre dans lequel le pays demeura jusqu’à la fin du XXe siècle.
L’indépendance retrouvée en 1991 permit à l’Arménie de redevenir un État-nation unitaire, démocratique et multipartite, doté de ses propres institutions. Le pays s’inscrivit alors dans un nouveau réseau d’alliances internationales : il rejoignit notamment la Communauté des États indépendants dès mai 1992, à l’initiative de la Russie, ainsi que l’Organisation du traité de sécurité collective et l’Union économique eurasiatique. L’Arménie devint également membre de plus de trente-cinq organisations internationales, dont l’ONU et le Conseil de l’Europe.
Cette indépendance, bien que circonscrite à un territoire représentant seulement un dixième de l’Arménie historique, permit à la nation de renouer avec la continuité de son riche patrimoine culturel, hérité d’une civilisation remontant à l’Urartu et marquée par l’adoption du christianisme comme religion d’État dès 301, une première mondiale. Elle ouvrit aussi la voie à des évolutions plus récentes, comme l’accord de partenariat avec l’Union européenne initié en 2015, ou l’adhésion officielle à la Cour pénale internationale en février 2024.

