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Le troisième Sommet mondial arménien, à Erevan, offre aux Arméniens du monde entier l’occasion de se rencontrer, d’échanger leurs expériences et de mieux comprendre la diversité de la culture arménienne, a déclaré Sevana Zadorian.

Le troisième Sommet mondial arménien à Erevan
Le troisième Sommet mondial arménien à Erevan. (Photo : Tatev Duryan / Armenpress)

Sevana Zadorian, présidente de la Commission des arts et de la culture de la ville de Glendale, consultante politique et avocate, s’est exprimée dans un entretien accordé à Armenpress.

« Je suis venue sans aucune attente. Mon but principal était de participer aux discussions, de rencontrer et de parler à différentes personnes, et d’en apprendre davantage sur la culture arménienne dans différentes parties de la diaspora. Je suis née et j’ai grandi à Los Angeles, j’ai étudié à San Francisco et j’ai une assez bonne connaissance de notre culture aux États-Unis. Mais je voulais en savoir plus sur ce qui se passe dans les communautés arméniennes d’autres pays », a-t-elle dit.

Selon elle, le sommet lui a permis de rencontrer des Arméniens de différents pays avec lesquels elle n’avait jamais eu de contact. « J’ai rencontré ici des Arméniens venus du Danemark. Je n’avais jamais rencontré d’Arménien vivant au Danemark. J’ai aussi rencontré et parlé à des participants des Pays-Bas, de Belgique, de différentes parties du monde et, bien sûr, d’Arménie. J’ai également rencontré des rapatriés revenus en Arménie. Je leur ai parlé de culture et d’arts, et j’ai essayé de comprendre comment ils perçoivent l’identité et les valeurs arméniennes. Cela a été une expérience très agréable. Nous nous sommes réunis autour d’un objectif commun : discuter et comprendre ce qui peut être fait à l’avenir », a-t-elle indiqué.

C’est la première fois que Mme Zadorian participe au Sommet mondial arménien. Elle s’est dite heureuse d’y avoir été invitée. « Je viens fréquemment en Arménie, chaque année. J’aime y venir. L’Arménie est assurément chez moi, donc y être n’a rien de nouveau », a-t-elle précisé.

Elle estime que de telles rencontres sont aussi importantes parce qu’elles permettent d’établir des liens directs avec des personnes qu’il serait difficile de rencontrer dans la vie quotidienne, voire en ligne. « Il n’est pas facile de nouer des liens avec de telles personnes. Ici, en revanche, nous avons la possibilité de nous parler face à face et de connaître chacun individuellement. En tant qu’Arménienne, c’est une merveilleuse façon d’élargir ma compréhension de la culture arménienne », a-t-elle souligné.

Évoquant la diversité de la diaspora arménienne, Mme Zadorian a expliqué que les Arméniens vivant dans différents pays ont des expériences de vie, des visions du monde et des perspectives culturelles différentes, qu’il est précieux de connaître. « Je rencontre des gens et je discute de politique dans leurs pays, de ce que signifie être Arménien pour eux et de ce qu’ils font dans la vie. Les Arméniens sont extrêmement divers. Il n’y a pas un seul mot qui puisse décrire un Arménien. Nous sommes une communauté multiculturelle et diverse, et ce sommet est une occasion formidable de mieux nous connaître, de comprendre qui nous sommes et ce que nous faisons », a-t-elle conclu.

Le troisième Sommet mondial arménien, dont l’objectif central est de renforcer les liens entre l’Arménie et la diaspora, s’est officiellement ouvert le 5 novembre. Environ 800 représentants d’une cinquantaine de pays (environ 55) y participent.

Source : Armenpress