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La Commission européenne a affirmé mardi 25 août 2026 examiner « avec intérêt » une possible future demande d’adhésion de l’Arménie, au lendemain d’une déclaration du Premier ministre Nikol Pachinian évoquant un dépôt prochain de candidature. Ce rapprochement avec Bruxelles suscite l’hostilité de Moscou, qui réclame un référendum préalable et a déjà imposé des sanctions économiques à Erevan.

La porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho, a indiqué mardi que l’intérêt manifesté par l’Arménie pour un rapprochement avec l’Union européenne était examiné avec attention par l’institution. Elle y voit un signe supplémentaire de l’attractivité du projet européen.

Cette déclaration intervient au lendemain d’une intervention du Premier ministre arménien Nikol Pachinian devant le Parlement, dans laquelle il a évoqué la possibilité pour son pays de déposer prochainement une demande officielle d’adhésion à l’UE, sans toutefois avancer de calendrier précis.

Selon Nikol Pachinian, un référendum sur la question européenne n’aurait de sens qu’à partir du moment où il serait possible d’évaluer concrètement les chances d’une adhésion, ce qui suppose selon lui que l’Arménie dépose au préalable sa candidature.

Ce virage européen d’Erevan est vivement critiqué par la Russie, qui considère traditionnellement l’Arménie comme faisant partie de sa zone d’influence. Moscou exige la tenue d’un référendum préalable sur l’adhésion à l’UE, qu’elle juge incompatible avec le maintien de l’Arménie au sein de l’Union économique eurasiatique.

Les tensions entre les deux pays se sont déjà traduites par des mesures économiques russes, notamment une interdiction d’importation visant certains produits agricoles arméniens, un débouché commercial important pour Erevan.

Source : Le Figaro avec AFP