Le Parlement arménien a ratifié un accord-cadre avec les États-Unis concernant la coopération stratégique sur la Route Trump (TRIPP), destinée à relier l'Azerbaïdjan continental à son exclave du Nakhitchevan. L'accord a été adopté mercredi avec le seul soutien du parti au pouvoir, Contrat Civil. L'opposition a voté contre.
Les plans pour cette route ont été établis lors du sommet de Washington en août 2025, qui a abouti à l'initialisation, mais non à la signature, d'un traité de paix.
Un document bilatéral avec les États-Unis et l'Arménie décrit la route comme étant "susceptible de générer des bénéfices réciproques pour la connectivité internationale et intra-étatique pour la République d'Arménie".
Le ministre des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, a présenté l'accord lors d'un débat parlementaire mardi, soulignant ses avantages politiques et sécuritaires ainsi que son potentiel économique.
"En connectant l'Arménie et l'Azerbaïdjan, ainsi que des pays tiers, ce projet renforcera considérablement la paix, la stabilité et la sécurité autour de la République d'Arménie et entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan — un objectif établi dès le début des négociations", a déclaré Mirzoyan.
Selon le cadre, les États-Unis détiendront une participation de 74 % dans la TRIPP Development Company, l'Arménie détenant les 26 % restants. La société gérerait et superviserait la route.
Le document souligne à plusieurs reprises que l'Arménie conserverait "l'autorité législative, réglementaire et judiciaire" sur toutes les zones couvertes par la Route Trump, ainsi que "le contrôle de la sécurité nationale et de l'application de la loi". Les autorités arméniennes conserveraient également des pouvoirs sur le contrôle des frontières, les taxes, les droits de douane et d'autres questions.
L'opposition, représentée par la faction Alliance Arménie, a annoncé qu'elle voterait contre l'accord, arguant que "les intérêts de l'Azerbaïdjan sont plus directement reflétés dans ce document que ceux de l'Arménie".
Source : OC Media

