Le 1er mars 2008, le père de Gor Kloyan, tué lors des événements, Sargis Kloyan, ne parvient toujours pas à comprendre comment il a été possible d’ouvrir le feu sur son propre peuple au centre d’Erevan, alors que celui-ci ne portait même pas un petit couteau.
Il se souvient de ce jour comme si c’était un champ de bataille. Selon Kloyan, l’impression était que l’Allemagne nazie attaquait l’Union soviétique.
Le père de la victime considère absurdes les affirmations de Robert Kotcharian selon lesquelles il n’était pas au courant des actions menées. Sargis Kloyan est convaincu que sans la connaissance de Kotcharian, ni les chars n’auraient pénétré dans la capitale, ni les troupes du Haut-Karabagh.
Il souligne qu’il est impossible de pardonner à Robert Kotcharian, car ses mains sont ensanglantées.
Sargis Kloyan est également indigné par le fait qu’aujourd’hui, Robert Kotcharian a de nouveau présenté sa candidature politique et souhaite devenir Premier ministre.
« 39 personnes ont été tuées pendant les années de gouvernance de Kotcharian, c’est un homme sans honneur, il ne tue que les bonnes personnes, il pille le pays », dit-il, ajoutant : « Je veux une Arménie où il n’y aura plus de ‘1er mars’, que cela se termine avec mon enfant. »
Source : ArmTimes

