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Dans une tribune, l’analyste Vahram Atanessian avance l’hypothèse que Bakou pourrait demander à Erevan de solliciter conjointement Washington afin que le Congrès américain abroge l’amendement 907, qui sanctionne depuis 1992 l’Azerbaïdjan pour ses opérations militaires contre le Haut-Karabakh et le blocus de l’Arménie. Il rappelle que Donald Trump a suspendu pour un an l’application de cet amendement après le paraphe à Washington de l’accord arméno-azerbaïdjanais, et s’interroge sur la contrepartie qu’Erevan pourrait exiger en échange, évoquant notamment le sort des anciens dirigeants militaro-politiques du Haut-Karabakh, tout en notant que l’Azerbaïdjan a libéré quatre prisonniers de guerre arméniens le 14 janvier 2026, peu après la dissolution du Groupe de Minsk de l’OSCE.

Dans une tribune publiée sur son site, le politologue Vahram Atanesyan s’interroge sur une possible démarche conjointe de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan auprès de Washington, afin que le Congrès américain abroge l’amendement 907 du « Freedom Support Act ».

Selon l’auteur, les déclarations récentes et publications sur les réseaux sociaux d’anciens responsables azerbaïdjanais et de politologues affiliés au pouvoir à Bakou montrent qu’une part importante des efforts officiels azerbaïdjanais vise actuellement à faire annuler cet amendement 907 au Congrès américain.

L’auteur rappelle que cette loi, adoptée en 1992, constitue selon lui le seul document juridique accusant directement l’Azerbaïdjan d’actions militaires contre le Haut-Karabakh et de blocus de l’Arménie. Il estime que les élections de mi-mandat du Congrès prennent, dans ce contexte, une importance particulière.

L’auteur rappelle également que l’an dernier, après le paraphe à Washington de l’accord entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, le président américain Donald Trump a suspendu pour un an l’application de cette loi. Il précise qu’une telle pratique existe aux États-Unis depuis 2001, lorsque le Congrès, invoquant l’urgence de la lutte contre le terrorisme, a autorisé le président à établir des relations directes avec l’Azerbaïdjan sur les questions de sécurité.

Vahram Atanesyan s’interroge enfin sur la contrepartie que l’Arménie pourrait exiger pour accepter une telle démarche conjointe, évoquant notamment l’hypothèse d’un rapatriement des dirigeants militaro-politiques du Haut-Karabakh. Il relève par ailleurs que, moins d’un mois après la dissolution du Groupe de Minsk de l’OSCE, l’Azerbaïdjan a libéré le 14 janvier 2026 quatre prisonniers de guerre arméniens.

Source : Mer Oughin