Dans le cadre du programme « Réforme 2026 », le président de l’Assemblée nationale arménienne, Alen Simonyan, a participé à une rencontre-débat avec des jeunes autour des enjeux politiques et institutionnels de l’Arménie.
Selon Simonyan, chaque projet de loi suit un long processus de discussion : d’abord au sein de la majorité au pouvoir, puis dans les ministères concernés et au gouvernement, avant d’être examiné dans les commissions parlementaires — auxquelles participent également les députés de l’opposition — puis présenté en séance plénière pour un vote public.
Les échanges ont principalement porté sur :
• les élections législatives de 2026,
• le programme du parti au pouvoir « Pacte civil »,
• la confiance du public envers les institutions démocratiques,
• la lutte contre la corruption,
• les tensions entre l’Arménie et la Russie,
• ainsi que les limites de la liberté d’expression et de la responsabilité juridique.
Concernant les élections de 2026, Alen Simonyan a déclaré que le public avait déjà beaucoup entendu parler de cette échéance et qu’il en entendrait encore davantage à l’avenir. Il a expliqué qu’il ne souhaitait donc pas concentrer la discussion uniquement sur les élections, préférant laisser les participants soulever eux-mêmes les sujets qu’ils jugent importants.
Le président de l’Assemblée nationale a affirmé être prêt à répondre à toutes les questions, ajoutant que les questions « aiguës et profondes » l’intéressaient particulièrement. Il a encouragé les jeunes présents à parler librement et sans retenue.
Dans une ambiance détendue, Simonyan a également plaisanté en affirmant qu’il pourrait parler pendant des heures si personne ne l’arrêtait, avant que les participants ne lui rappellent que l’événement était limité à deux heures.
La discussion a débuté par une question de Myasnik Khachatryan, étudiant à l’Université américaine d’Arménie. Celui-ci a évoqué plusieurs études internationales montrant une faible confiance du public envers l’Assemblée nationale arménienne ainsi qu’une dégradation des indicateurs liés à la perception de la corruption depuis les élections législatives de 2021.
L’étudiant a demandé comment Alen Simonyan interprétait ces statistiques, quelles en étaient selon lui les principales causes et quelles mesures pourraient être prises pour renforcer la confiance envers le Parlement et réduire les risques de corruption.
En réponse, Simonyan a déclaré qu’il ne comprenait pas entièrement la méthodologie utilisée dans ces études et s’est interrogé sur la manière dont ces indicateurs étaient évalués, notamment concernant l’évolution réelle du niveau de corruption au sein de l’Assemblée nationale.
🔗 Source :
https://mer-oughin.am/2026/05/26/

