« En France, des membres de la diaspora nous ont signalé avoir été contactés depuis la Russie et soumis à des pressions afin de se rendre en Arménie pour voter en faveur d’un candidat précis », a affirmé Zareh Sinanyan.
Alors que l’on savait depuis plusieurs mois que des initiatives visaient à mobiliser la diaspora arménienne pour participer aux élections législatives, le Haut-Commissaire aux affaires de la diaspora, Zareh Sinanyan, a déclaré lors d’un entretien accordé à Factor TV qu’il jugeait incohérent de prendre part au scrutin lorsque l’on ne réside pas en Arménie. Selon lui, lorsque la participation électorale est motivée par des avantages financiers, du chantage ou toute autre forme de pression, et qu’elle vise à orienter le vote en faveur d’un candidat déterminé, les personnes impliquées doivent en assumer la responsabilité.
Sinanyan assure que ces accusations reposent non sur des suppositions, mais sur des informations concrètes :
« Nous disposons de nombreux témoignages et éléments. En France, plusieurs personnes nous ont indiqué avoir été contactées depuis la Russie et incitées à venir voter en Arménie pour soutenir un candidat spécifique. Une telle situation est difficilement explicable. Tous nos compatriotes vivant en Russie ne sont pas opposés aux autorités arméniennes ; nous y comptons également de nombreux Arméniens profondément attachés à leur pays. C’est pourquoi les informations concernant ce type d’agissements nous parviennent régulièrement. »
Interrogé sur d’éventuelles poursuites, le Haut-Commissaire a souligné que la justice ne pouvait agir dans la précipitation, estimant qu’une procédure rigoureuse constitue une garantie contre d’éventuelles erreurs judiciaires.
« Je suis toutefois convaincu que le processus visant à identifier et à sanctionner les personnes ayant tenté de porter atteinte à l’ordre constitutionnel est déjà engagé et qu’il se poursuivra », a-t-il ajouté.

