hebdo-histoire-2026-08-01
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1 août 1918

Le 1er août 1918, à Erevan, s’ouvre la première session de l’Assemblée nationale arménienne, moment fondateur dans la construction institutionnelle de la Première République d’Arménie proclamée quelques mois plus tôt.

Cette assemblée trouve son origine dans le Congrès des Arméniens orientaux réuni à Tiflis le 28 septembre 1917, après la Révolution de Février. Ce Congrès met alors sur pied une Assemblée nationale et un Conseil national. C’est ce Conseil national qui, le 28 mai 1918 à Tiflis, déclare l’indépendance de la Première République d’Arménie et organise le premier gouvernement du pays, dirigé par Hovannès Katchaznouni.

Le 17 juillet 1918, ce gouvernement est transféré à Erevan. Cet événement s’accompagne d’un élargissement du Conseil national, qui devient alors l’Assemblée nationale. Sa première session, ouverte le 1er août 1918, marque ainsi le point de départ d’un pouvoir législatif structuré pour la jeune République arménienne, à peine sortie de la tourmente du génocide arménien et des bouleversements de la fin de l’Empire ottoman comme de l’Empire russe.

Cette Assemblée nationale précède les premières élections législatives arméniennes, tenues du 21 au 23 juin 1919, qui donnent naissance au premier Parlement arménien. Celui-ci approuve un Conseil des ministres sous la direction d’Alexandre Khatissian le 10 août de la même année, avant que le Parlement ne soit ajourné le 5 mai 1920, à la suite d’une première insurrection bolchevique manquée.

Cet épisode de 1918 s’inscrit dans une histoire plus longue du parlementarisme arménien, qui trouve un écho plus ancien dans l’Assemblée nationale arménienne de 140 membres créée en 1860 au sein de l’Empire ottoman par la Constitution nationale arménienne, avant sa suspension par le sultan Abdülhamid II en 1898. Après la soviétisation de l’Arménie en décembre 1920, le pouvoir législatif sera exercé par le Soviet suprême, jusqu’à ce que l’indépendance de 1991 puis la Constitution de 1995 donnent naissance à l’Assemblée nationale contemporaine.