hebdo-histoire-2026-08-05
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5 août 1932

Le 5 août marque, en 1932, un jalon dans l’histoire culturelle d’Erevan avec l’opéra de la capitale arménienne, aujourd’hui principale salle de spectacle de la ville. Ce bâtiment emblématique abrite deux institutions majeures : la salle de concert Aram Khatchatourian et le théâtre national académique d’opéra et de ballet Alexandre Spendarian.

L’édifice porte la signature d’Alexandre Tamanian, l’architecte qui, dans les années 1920, dessina les plans de ce lieu tout en étant à l’origine de la transformation d’Erevan en véritable capitale de République. Son œuvre allait au-delà d’un simple bâtiment culturel : elle participait à la construction d’une identité urbaine nouvelle pour la ville.

La reconnaissance institutionnelle de la compagnie ne s’est pas faite attendre. En 1939, la compagnie Spendarian reçoit l’ordre de Lénine, une distinction soviétique venant saluer son importance culturelle. Puis, en 1957, elle obtient la nomination de théâtre académique, consacrant son statut au sein du paysage artistique arménien.

L’Opéra occupe un emplacement privilégié, au cœur d’un grand parc arboré du centre-ville d’Erevan, où l’on trouve également un lac et de nombreuses terrasses de café. Sa position, place de la Liberté, s’inscrit au milieu d’une perspective urbaine remarquable qui relie la place de la République au monument de la Cascade, en passant par l’avenue du Nord et la place de France.

Ce lieu est aussi chargé de mémoire artistique arménienne : les statues du poète Hovhannes Toumanian et du compositeur Alexander Spendiarov ornent le parvis côté parc, tandis que celle d’Aram Khatchatourian se dresse devant l’entrée de la salle de concert. Au printemps et en été, jeunes Erevanais et touristes se retrouvent volontiers dans ce parc, parfois jusqu’au cœur de la nuit, faisant de l’Opéra un centre vivant de la vie culturelle et sociale de la capitale arménienne.