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**Dans une tribune, le journaliste Vahram Atanessian dénonce les propos du Premier ministre Nikol Pachinian, qui avait présenté positivement la défense de l’indépendance économique de l’Arménie au sein de l’UEE, ainsi que les critiques de médias arméniens accusant Loukachenko d’être responsable des difficultés du pays. Selon l’auteur, il est dangereux de présenter comme une « perte » la défense de la souveraineté arménienne, alors que la véritable perte a été celle du Karabakh, malgré la sécurité censée être garantie par l’OTSC.**

Dans une tribune publiée sur le site « Mer Oughin », l’auteur Vahram Atanessian revient sur des propos tenus par le Premier ministre arménien Nikol Pachinian à Cholpon-Ata, où il s’était adressé à des journalistes russes. Selon Pachinian, certains « partenaires » de l’UEE ont pu dire que « personne n’attend l’Arménie nulle part », une remarque qu’il a dit avoir accueillie non pas négativement mais positivement, estimant que « la situation est en réalité tout autre ».

Selon l’auteur, cette déclaration de Pachinian a suscité de vives critiques dans plusieurs médias arméniens et parmi des « patriotes » actifs sur Facebook. Il cite notamment le rédacteur en chef du journal Aravot, qui a écrit que Pachinian, « comme à chaque échec ou perte », chercherait cette fois à faire porter la responsabilité sur le président biélorusse Alexandre Loukachenko, présenté comme « l’instigateur de tout cela ».

Vahram Atanessian critique cette lecture, estimant qu’elle revient à confier au rédacteur d’Aravot et aux admirateurs érévanais de Loukachenko le rôle de défenseurs d’un dirigeant qu’il qualifie de non amical envers l’Arménie. Il rappelle que Pachinian a expliqué qu’on ne pouvait pas « acculer » un pays, encore moins un allié stratégique, en lui imposant des décisions dont l’utilité serait douteuse, et que le chef du gouvernement a affirmé que « la situation est aujourd’hui tout autre » car l’Arménie aurait « créé des alternatives ».

L’auteur juge que ce qui devrait préoccuper les citoyens arméniens, dont le rédacteur d’Aravot lui-même, est la fiabilité et la solidité de ces « alternatives » évoquées par Pachinian. Il estime problématique et dangereux qu’un média influent laisse entendre que la défense du droit de l’Arménie à la liberté économique au sein des structures de l’UEE constituerait une « perte ».

Vahram Atanessian conclut en s’interrogeant, de façon rhétorique, si la souveraineté de l’Arménie devrait être considérée comme une « perte » pour le peuple arménien, et quel serait alors le « gain » réel, évoquant à ce titre la « sécurité » de l’Arménie au sein de l’OTSC, qu’il associe à la perte du Haut-Karabakh (Artsakh).

Source : Mer Oughin