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**Selon ce récit consacré à Vladimir Poutine, le dirigeant russe, qui avait proposé son aide aux États-Unis dès les attentats du 11 septembre 2001 et multiplié les gestes d’ouverture envers l’Occident, a progressivement durci son discours, dénonçant dès 2007 la politique américaine, avant l’intervention en Géorgie en 2008 puis l’annexion de la Crimée en 2014, marquant une rupture durable avec les Occidentaux.**

Selon le récit relayé par Fareed Zakaria, Vladimir Poutine, après les attentats du 11 septembre 2001, avait été le premier dirigeant mondial à appeler la Maison Blanche pour proposer son aide, déclarant vouloir se montrer solidaire des Américains et affirmant que la Guerre froide était terminée. Il aurait ensuite visité « Ground Zero » et fourni des armes ainsi que des renseignements contre les talibans, laissant entrevoir, selon ce récit, l’espoir d’un rapprochement durable avec les États-Unis.

Durant sa première année de mandat, Poutine aurait multiplié les gestes d’ouverture envers l’Occident : visites dans 18 pays, discours en allemand devant le Parlement allemand promettant une Russie amie de l’Europe, et rencontre chaleureuse avec le président américain George W. Bush, qui aurait déclaré avoir « regardé cet homme dans les yeux » et l’avoir jugé digne de confiance. Poutine aurait même laissé entendre son intérêt pour un rapprochement avec l’OTAN.

Le texte souligne toutefois que, derrière ces signaux de bonne volonté, se cachait un ancien agent du KGB, décrit comme manipulateur et profondément marqué par l’humiliation nationale russe des années 1990, période de crise économique sévère après l’effondrement de l’URSS. La hausse des prix du pétrole dans les années 2000 aurait ensuite enrichi la Russie, rendant Poutine plus assuré : il aurait critiqué l’intervention américaine en Irak et l’élargissement de l’OTAN, avant de prononcer en 2007 à Munich un discours qualifié de tournant, accusant les États-Unis de dépasser leurs frontières nationales et de créer, selon ses mots, une situation où « personne ne se sent en sécurité ».

D’après le récit, cette rhétorique a précédé une série d’actions militaires : bombardements russes en Géorgie et invasion de ce pays en 2008, avec l’occupation de 20 % de son territoire en cinq jours, sans réaction significative de l’Occident. En 2014, la Russie aurait annexé la Crimée à l’aide de soldats non identifiés surnommés les « petits hommes verts », que Poutine aurait démenti être russes malgré leur nombre estimé à 30 000, avant de célébrer ouvertement cette annexion au Kremlin, ce qui aurait fait grimper sa popularité intérieure en attisant le nationalisme.

Le texte évoque enfin l’admiration affichée par Donald Trump pour Poutine, sa victoire électorale de 2016 ayant été fêtée à Moscou, et ses propos qualifiant l’OTAN d’« obsolète ». Poutine aurait nié toute ingérence russe dans cette élection, une position que Trump aurait choisi de croire malgré les évaluations contraires des services de renseignement américains, avant que ce dernier ne perde finalement la Maison Blanche.

Source : Mer Oughin