discours du premier ministre pour la commémoration du génocide arménien.-9
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27 septembre 2020

Le 27 septembre 2020, un nouveau conflit armé éclate au Haut-Karabagh, région disputée entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan depuis des décennies. Cette date marque le début de ce que l’on a appelé la guerre des 44 jours, un affrontement qui allait constituer le second conflit majeur pour l’Artsakh, après celui qui avait déjà ensanglanté la région des années auparavant.

Ce jour-là, les combats reprennent avec une intensité qui allait rapidement bouleverser l’équilibre fragile maintenu jusque-là dans la zone. Le Haut-Karabagh, territoire à majorité arménienne mais revendiqué par l’Azerbaïdjan, redevient le théâtre d’une guerre dont l’issue allait profondément marquer l’histoire contemporaine de l’Artsakh et de l’Arménie tout entière.

Durant ces 44 jours, la population arménienne de la région allait vivre des heures dramatiques, entre espoir de résistance et inquiétude face à l’ampleur du conflit. Cette guerre, par sa durée et sa désignation même dans l’histoire, s’inscrit comme un moment charnière : elle succède à un premier conflit majeur et vient rappeler que la question du Haut-Karabagh demeure, plus de deux décennies après les premiers affrontements, une plaie ouverte dans les relations entre les deux nations du Caucase.

Pour la mémoire collective arménienne, cette date du 27 septembre 2020 restera associée à un tournant douloureux. Le second conflit majeur pour l’Artsakh vient s’ajouter à une histoire déjà marquée par les épreuves, et interroge sur l’avenir de cette terre que les Arméniens considèrent comme indissociable de leur identité et de leur mémoire collective.

Aujourd’hui encore, cette date de 2020 demeure un repère essentiel pour comprendre les bouleversements géopolitiques qui ont suivi et qui continuent de façonner le destin de l’Artsakh et de ses habitants, dans une région où l’histoire arménienne s’est écrite au prix de nombreux sacrifices.