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**Lors d’un point de presse, le Premier ministre Nikol Pachinian a affirmé que l’Arménie n’avait pas engagé de procédure de sortie de l’UEE, tout en se préparant à d’éventuelles alternatives, et a évoqué 2027-2028 comme échéance possible pour une demande d’adhésion à l’UE. Il a aussi défendu la nécessité d’une nouvelle Constitution, estimant que la décision finale devait revenir au peuple.**

Selon le site Mer Ughin, qui a résumé le point de presse du Premier ministre Nikol Pachinian, celui-ci a évoqué une possible révision du système de crédits sociaux. Il serait rendu plus ciblé et progressif, en réduisant les avantages destinés aux citoyens à hauts revenus et en réorientant les fonds ainsi libérés vers les groupes les plus nécessiteux. Les changements étaient initialement prévus à partir du 1er janvier 2027, mais des études complémentaires restent nécessaires.

Sur la scène intérieure, M. Pachinian a critiqué les tentatives de rapprochement des forces d’opposition, qu’il a accusées de faux patriotisme. Selon lui, l’opposition justifie souvent ses positions par des déclarations de l’Azerbaïdjan ou d’autres acteurs extérieurs, plutôt que par des arguments politiques clairs. Il a toutefois reconnu que la question des garanties à fournir par l’Azerbaïdjan pour la signature d’un traité de paix était fondée et que le pouvoir devait y répondre. Il a présenté la nouvelle Constitution comme un moyen d’ancrer durablement la paix. La décision finale, a-t-il souligné, doit revenir au peuple, le pouvoir devant chercher à convaincre et non à imposer. Il a de nouveau mis en avant l’idéologie de l’« Arménie réelle ».

En politique étrangère, il a précisé que l’Arménie n’avait pas encore engagé de processus de sortie de l’Union économique eurasiatique (UEEA), mais se préparait à d’éventuelles alternatives. Il a cité 2027-2028 comme période possible pour déposer une demande officielle d’adhésion à l’Union européenne, et critiqué des décisions de l’UEEA contraires aux intérêts arméniens. Concernant l’OTSC, il a déclaré que les intérêts de l’Arménie y étaient épuisés et qu’elle n’avait plus d’intérêt pour cette organisation.

Au sujet de Samvel Karapetian, M. Pachinian a évoqué des informations sur d’éventuels abus portant sur 64,5 milliards de drams. Selon lui, les forces de l’ordre doivent examiner les données et déterminer s’il y a eu des violations de la loi. Il a décrit des mécanismes possibles de conflits d’intérêts, notamment l’influence sur des marchés publics ou privés via des sociétés liées, et replacé le sujet dans une révision de l’ancien système économique et de l’origine de la fortune des grands hommes d’affaires. Les accusations restent des allégations soumises à un examen juridique. Sur les décès dans l’armée, il a indiqué qu’un groupe de travail est à l’œuvre et qu’il faut des solutions systémiques, sans que des mesures concrètes ni calendrier aient été présentés.

Il a aussi détaillé les actions pour réduire les accidents de la route: réaménagement des tronçons dangereux, amélioration du marquage, fermeture de virages dangereux, éclairage, ainsi qu’un durcissement des conditions d’obtention du permis de conduire. Il a insisté sur le rôle du comportement des conducteurs. Sur les infrastructures régionales, la restauration du pont d’Ani doit se faire dans le cadre d’un projet arméno-turc. À la frontière avec l’Iran, les principaux travaux de délimitation et de démarcation sont achevés, le reste étant surtout technique, tandis qu’ils restent à mener avec la Géorgie. À propos du chemin de fer de Meghri, il a mentionné une procédure pénale, s’étonnant qu’il n’y ait pas encore de mis en cause.

Enfin, sur la sécurité alimentaire, M. Pachinian a évoqué des études indépendantes ayant relevé des problèmes microbiologiques dans des produits laitiers. Il a chargé l’organisme d’inspection de la sécurité alimentaire de clarifier la situation et d’évaluer les risques, tout en précisant que les résultats devaient encore faire l’objet d’une évaluation spécialisée. Il a jugé importante la participation de la société civile au contrôle. Dans son appréciation générale, Mer Ughin estime que la paix et la nouvelle Constitution ont constitué l’axe politique central, et note une disposition à se rapprocher de l’UE tout en évitant d’annoncer une sortie immédiate de l’UEEA.

Source : Mer Oughin