21 septembre 1991
Le 21 septembre 1991, l’Arménie proclame son indépendance de l’Union soviétique à la suite d’un référendum. Cette date marque ce que l’on désigne comme la seconde indépendance arménienne, et elle est depuis célébrée comme la fête nationale de la République d’Arménie.
Cet événement s’inscrit dans un long processus historique. Après la révolution russe de 1917, une première indépendance avait été proclamée en 1918 avec la naissance de la république démocratique d’Arménie. Mais dès 1920, le pays fut incorporé à la république fédérative démocratique de Transcaucasie, elle-même membre fondateur de l’Union soviétique naissante. En 1936, la dissolution de cette entité transcaucasienne donna naissance à la république socialiste soviétique d’Arménie, qui demeura intégrée au bloc soviétique pendant plusieurs décennies.
C’est dans le contexte plus large de la dissolution de l’URSS que l’Arménie retrouve sa souveraineté en 1991. Le référendum organisé permet au peuple arménien de se prononcer démocratiquement sur son avenir politique, aboutissant à la proclamation officielle de l’indépendance. La république d’Arménie renaît alors comme État-nation unitaire, démocratique et multipartite.
Cette nouvelle Arménie indépendante, bien que ne représentant qu’une fraction restreinte du territoire de l’Arménie historique, hérite d’un patrimoine culturel et historique exceptionnel, remontant aux civilisations les plus anciennes du monde. Le pays s’inscrit dans une histoire millénaire marquée par le royaume d’Urartu, l’apogée du royaume d’Arménie sous Tigrane le Grand, puis par la dynastie bagratide et le royaume de Cilicie.
Depuis cette proclamation de 1991, l’Arménie a intégré de nombreuses organisations internationales, dont l’ONU et le Conseil de l’Europe, tout en maintenant des liens avec la Communauté des États indépendants. Le 21 septembre demeure ainsi, pour les Arméniens, la date symbolique de la restauration de leur souveraineté nationale après des siècles de domination étrangère successive, ottomane, iranienne puis russe et soviétique.

