Alors que l’Arménie cherche à diversifier ses partenariats internationaux et à renforcer sa souveraineté, plusieurs dirigeants de la Fédération révolutionnaire arménienne (FRA – Dachnaktsoutioun) ont choisi Moscou pour une série de rencontres politiques.
Ce jeudi 29 octobre, Ichkhan Saghatelyan a annoncé se trouver dans la capitale russe aux côtés d’Armen Roustamian et de Sevan Danielyan. Les trois responsables ont rencontré, à la Douma d’État, des représentants de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, et de Russie juste.
Selon Saghatelyan, les discussions ont porté sur des « questions d’intérêt commun » et le développement des relations bilatérales.
Mais de quels intérêts communs parle-t-on exactement ?
Cette visite intervient alors que Moscou exerce des pressions sur Erevan concernant son rapprochement avec l’Union européenne. Elle soulève donc une question politique légitime : quelle stratégie la FRA poursuit-elle en entretenant des relations avec les formations politiques russes proches du Kremlin ?
La question est d’autant plus sensible que les responsables dachnaks critiquent régulièrement la politique étrangère du gouvernement arménien, notamment son éloignement progressif de la Russie.
Si la FRA est libre de ses relations internationales, elle doit aussi faire preuve de transparence sur les objectifs politiques de ses rencontres à Moscou.
À ce stade, aucun accord particulier n’a été annoncé. Mais dans un contexte où l’indépendance stratégique de l’Arménie constitue un enjeu majeur, ces échanges méritent des explications précises.
En France, les responsables de la FRA cherchent à éviter l’étiquette prorusse auprès des élus français. Pourtant, les orientations politiques du parti et ses rencontres avec les formations proches du Kremlin à Moscou alimentent une tout autre lecture. Un double discours qui mérite d’être exposé au grand jour.
Source : déclaration d’Ichkhan Saghatelyan, rapportée par 24News, 29 octobre 2026.

