Declaration-de-la-Defenseure-des-droits-de-lhomme-dArmenie-a-loccasion-de-la-Journee-internationale-de-soutien-aux-victimes-de-la-torture
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Dans une déclaration marquant la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, la Défenseure des droits de l'homme d'Arménie, Anahit Manasyan, a souligné les obligations de l'État en matière de prévention de la torture, d'assurer la responsabilité et de fournir un soutien complet aux survivants. Elle a exprimé sa confiance dans le fait que des efforts collectifs soutenus peuvent construire une société où aucune forme de torture ou de mauvais traitement n'est tolérée.

Le 26 juin est la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture. Cette journée a été proclamée par les Nations Unies pour réaffirmer l'interdiction absolue de la torture, ainsi que l'engagement international à garantir la protection des droits des survivants de la torture et à leur fournir un soutien efficace.

Cette journée est également l'occasion de souligner que l'éradication de la torture n'est pas seulement une obligation légale, mais aussi une expression de respect pour la dignité humaine, l'État de droit et les valeurs fondamentales d'une société démocratique. Atteindre cet objectif nécessite une politique d'État cohérente et les efforts conjoints de toutes les parties prenantes.

La prévention de toute forme de torture et de mauvais traitements, l'enquête efficace, indépendante et impartiale de chaque signalement de tels cas, la traduction en justice des auteurs et l'assurance de mécanismes de soutien appropriés pour les victimes font partie des obligations inébranlables de l'État.

En tant que mécanisme national de prévention de la torture, la Défenseure des droits de l'homme de la République d'Arménie surveille constamment la protection des droits des personnes privées de liberté.

Au fil des ans, grâce à des activités de surveillance, ainsi que des rapports annuels et ad hoc, des problèmes systémiques dans le domaine ont été constamment identifiés, notamment en ce qui concerne la nécessité de renforcer les garanties pour la prévention de la torture, d'établir des mécanismes efficaces pour compenser les dommages immatériels causés par la torture et d'assurer un soutien complet aux victimes de mauvais traitements.

Dans ce contexte, je souligne que les survivants de la torture et leurs familles doivent avoir accès à des services psychologiques, médicaux, sociaux et de réhabilitation garantis par l'État, accessibles et continus. Un tel soutien est une condition préalable importante pour restaurer la dignité humaine et garantir pleinement les droits.

En même temps, le personnel du bureau de la Défenseure des droits de l'homme continue de recevoir des rapports et des plaintes concernant d'éventuels cas de mauvais traitements de personnes privées de liberté. Chaque cas nécessite une réponse immédiate, des mesures préventives efficaces et une enquête indépendante, impartiale et complète.

Je réitère que l'État est obligé de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir la torture, assurer l'enquête rapide et efficace de chaque rapport et rétablir pleinement les droits des victimes.

Je suis convaincue que, grâce à des efforts conjoints et continus, il est possible de construire une société où aucune forme de torture ou de mauvais traitement n'est tolérée.

Source : Armenpress