La Turquie a renforcé les mesures de sécurité avant le sommet de l'OTAN prévu à Ankara les 7 et 8 juillet. Selon Politico, les autorités turques ont interdit les rassemblements de masse, les manifestations, les conférences de presse et l'affichage de banderoles dans le cadre des préparatifs de l'événement.
Du 28 juin au 10 juillet, il sera interdit de se rassembler, de manifester, de tenir des conférences de presse, d'installer des stands ou des tentes, et de distribuer des tracts ou des affiches dans la capitale turque. L'utilisation de drones, y compris ceux équipés de caméras, sera également interdite sans autorisation gouvernementale, selon le gouvernorat d'Ankara.
Parallèlement, une vaste opération antiterroriste a été menée en Turquie. Les autorités ont émis des mandats d'arrêt pour 241 personnes soupçonnées d'appartenir à des organisations terroristes. Parmi les personnes arrêtées figurent des membres présumés de l'État islamique, du DHKP-C et d'autres groupes interdits. Cependant, des sources non officielles affirment que la plupart des personnes arrêtées n'ont aucun lien avec ces organisations mais sont issues de cercles non gouvernementaux.
Les autorités turques ont également limité la liberté des médias. Selon Uraz Kaspari, membre du comité national de l'Institut international de la presse, des dizaines de journalistes indépendants se sont vu refuser l'accréditation pour le sommet sans explication. Parmi eux, des journalistes critiques envers le président Recep Tayyip Erdogan.
Le 25 juin, Alison Hart, porte-parole de l'OTAN, a déclaré que l'accréditation des journalistes dépendait des décisions du pays hôte. L'OTAN est en contact avec les autorités turques à ce sujet, a-t-elle ajouté, soulignant l'importance pour les médias de couvrir les grands événements.
Source : ArmTimes

