Dans une tribune, Haroutioun Kalaïdjian affirme que l’Église apostolique arménienne appartient au peuple et que le Catholicos de tous les Arméniens n’est redevable qu’à ce dernier. Il estime qu’un membre du clergé qui appellerait à renverser l’ordre constitutionnel ou à un coup d’État militaire, ou qui serait recruté par des services étrangers, perdrait moralement sa légitimité représentative, citant notamment le cas de Krtitch Nersissian, présenté comme bénéficiant d’un parrainage étranger. L’auteur relève par ailleurs que, le 7 août, jour où le Catholicos et ses collègues devaient comparaître en justice pour des faits qualifiés de crimes politiques, deux groupes parlementaires de l’opposition ont quitté la séance à l’Assemblée nationale pour se rendre au tribunal de Vagharshapat afin d’exprimer leur soutien politique. Il conclut que, sans protection de l’État, l’Église arménienne ne saurait rester indépendante, forte et arménienne.
Dans une tribune publiée par le média « Mer Oughin », l’auteur Harut Kalayjyan affirme que l’Église apostolique arménienne (EAA) appartient au peuple arménien et ne peut rester « arménienne » sans lui. Selon lui, le Catholicos de tous les Arméniens n’est redevable qu’au seul peuple arménien.
L’auteur estime que si des représentants de la hiérarchie de l’EAA, qu’il s’agisse du Catholicos ou d’archevêques, appelaient le peuple à renverser l’ordre constitutionnel ou à un coup d’État militaire, voire s’ils étaient recrutés par des services étrangers, ils cesseraient automatiquement, selon lui, de conserver moralement leur droit de représentation.
Visant nommément Katchig Nersissian, l’auteur affirme que celui-ci, quelle que soit son assurance et quel que soit le soutien étranger dont il bénéficierait selon lui, ne peut rompre le vœu de célibat monastique de l’EAA tout en restant à la tête de l’Église de tous les Arméniens. Il conteste également le droit de ce dernier à déclarer à un journaliste arménien que la question d’une éventuelle violation de ce vœu ne pourrait être examinée que par le conseil de ses archevêques.
L’auteur rappelle que l’histoire arménienne a, selon lui, montré à plusieurs reprises que chaque fois qu’un roi ou un catholicos arménien a tenté de s’affranchir d’un contrôle étranger, la vie d’un haut dignitaire arménien a fini par être interrompue.
Il évoque enfin la journée du 7 août, au cours de laquelle, selon lui, le Catholicos et ses « coaccusés » devaient comparaître devant un tribunal pour des faits qualifiés par l’auteur de « crimes politiques ». Il indique que deux groupes parlementaires de l’opposition ont quitté la séance de l’Assemblée nationale pour se rendre au tribunal de Vagharshapat afin d’exprimer leur soutien politique à ces derniers, l’auteur en concluant que, sans la protection de l’État, l’EAA ne peut selon lui rester indépendante, forte et arménienne.
Source : Mer Oughin

