Est-ce-le-fruit-de-la-nouvelle-pensee-economique-russe-Gor-Abrahamyan
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Gor Abrahamyan a critiqué les propos de Vladimir Poutine, qui a déclaré qu'il fallait un volume de transport de marchandises pour justifier des investissements dans les infrastructures ferroviaires arméniennes.

Abrahamyan a souligné que cela équivalait à admettre, directement ou indirectement, que la Russie n'avait pas investi suffisamment dans le réseau ferroviaire arménien, ne respectant pas ainsi ses obligations contractuelles.

Il a également soulevé la question de savoir pourquoi la Russie avait acquis ces chemins de fer si elle les jugeait non rentables et nécessitant des investissements pour leur développement. "Pourquoi les avoir acquis si c'était pour les conserver sans développement ?" a-t-il demandé.

Abrahamyan a ajouté que si la Russie avait réalisé plus tard que ces chemins de fer n'étaient pas avantageux, elle devrait les restituer au lieu de s'accrocher à leur gestion coûteuse. Il a critiqué la logique économique derrière le maintien d'une entreprise non rentable, se demandant si cela reflétait une nouvelle pensée économique russe.

Selon lui, la situation est claire : pour la Russie, la gestion du système ferroviaire arménien est un accord politique, avec des dividendes politiques plutôt qu'économiques. Dans ce contexte, il peut être plus avantageux de ne pas investir, mais simplement de maintenir le système, le privant ainsi de perspectives d'expansion et de développement, surtout lorsqu'il s'agit de la propriété d'autrui.

Source : Radar.am