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Le haut-commissaire aux affaires de la diaspora, Zareh Sinanyan, a affirmé à l’ouverture du troisième Sommet mondial arménien que les relations Arménie-diaspora doivent reposer non seulement sur l’histoire et l’identité nationale communes, mais aussi sur des objectifs partagés, la confiance mutuelle et une coopération concrète.

Cérémonie d’ouverture du 3e Sommet mondial arménien à Erevan
Cérémonie d’ouverture du 3ᵉ Sommet mondial arménien à Erevan. (Photo : Hayk Manukyan / Armenpress)

Le troisième Sommet mondial arménien s’est officiellement ouvert en Arménie. Il réunit des participants pour discuter du présent et de l’avenir des relations Arménie-diaspora, des priorités de développement de l’Arménie et des possibilités de coopération.

« Nous nous sommes réunis en Arménie, venus de différentes parties du monde, pour discuter du présent et de l’avenir des relations Arménie-diaspora, partager nos évaluations de la situation actuelle et planifier ce que nous pouvons faire ensemble à l’avenir », a déclaré M. Sinanyan. Selon lui, le travail quotidien de l’Office du haut-commissaire, les visites dans les communautés arméniennes et les échanges directs avec les compatriotes rappellent sans cesse que ces relations doivent reposer non seulement sur une histoire et une identité nationale communes, mais aussi sur une compréhension réaliste des circonstances actuelles, des objectifs communs, la confiance mutuelle et une coopération pratique.

Il a noté que la diaspora est diverse : les Arméniens du monde ont des expériences et des points de vue différents, parfois très éloignés dans leurs perceptions et leurs approches. Le but n’est cependant pas d’être d’accord sur toutes les questions, mais de transformer cette diversité en dialogue constructif et en coopération efficace. « Notre approche est la suivante : la République d’Arménie, avec sa souveraineté, son État, ses institutions démocratiques et ses priorités, doit rester au centre des relations Arménie-diaspora. Nous pouvons et nous devons nous unir autour de l’objectif de bâtir et de préserver une République d’Arménie souveraine, paisible et prospère, tout en renforçant nos communautés », a souligné le haut-commissaire.

M. Sinanyan a aussi insisté sur la réciprocité. Pendant des années, a-t-il rappelé, la discussion s’est concentrée sur ce que la diaspora peut donner à l’Arménie ; la question inverse est tout aussi importante : que peut offrir l’Arménie aux Arméniens du monde entier ? « Nous voulons que nos compatriotes voient l’Arménie non seulement comme un lieu où préserver leurs racines et leur identité, mais aussi comme un pays où ils peuvent vivre dans la dignité, travailler, faire des études, créer, investir et construire leur avenir. Nous voulons que l’Arménie devienne un foyer pour nos compatriotes de la diaspora en particulier, et un lieu où ils peuvent trouver de véritables possibilités de façonner leur avenir. »

Le travail quotidien du gouvernement, a-t-il dit, vise un développement stable et sûr du pays. « Notre objectif est de bâtir un État, une Arménie, que ses habitants n’auront pas envie de quitter, mais où nos compatriotes de la diaspora voudront aussi vivre. » Selon lui, les réformes en cours donnent déjà des résultats, visibles non seulement dans les chiffres et les indicateurs, mais aussi dans la vie quotidienne des gens. Il a toutefois souligné que la route est longue et difficile, et que la diaspora y a un rôle particulier à jouer.

« Comment parcourrons-nous cette route ensemble, et quel rôle est prévu pour chacun d’entre nous ? Le Sommet mondial arménien est une plateforme importante de dialogue et de coopération visant précisément à répondre à ces questions. Dans les jours à venir, nous discuterons ensemble des priorités de développement de l’Arménie, des évolutions régionales, de l’économie, de l’innovation, de l’éducation, de la culture, de la science et de bien d’autres sujets pour lesquels les connaissances, l’expérience et le potentiel de la diaspora peuvent jouer un rôle important », a déclaré le haut-commissaire.

Il a particulièrement insisté sur le fait que le but du sommet n’est pas simplement d’organiser des discussions. Selon lui, le succès de l’événement ne doit pas se mesurer au nombre de participants, d’événements tenus ou de discours prononcés. « Ce qui compte beaucoup plus pour nous, c’est ce qui se passe après ces rencontres : quelles idées deviennent des initiatives, quels nouveaux partenariats se forment et quels résultats pratiques ils produisent. Le renforcement des relations Arménie-diaspora ne peut certainement pas se limiter à un seul événement ni aux discussions qui s’y tiennent. Il exige un travail quotidien, constant et de long terme. »

En conclusion, M. Sinanyan a appelé les participants à s’engager activement dans les discussions, à soulever les questions qui les préoccupent, à partager leur expérience et à formuler des propositions. « Nous sommes ouverts à un dialogue franc et convaincus qu’il doit mener à des mesures concrètes et à un travail commun. Je nous souhaite à tous un travail productif, des discussions utiles et, avant tout, des résultats pratiques. »