Le président russe Vladimir Poutine a adressé un avertissement implicite au Premier ministre arménien Nikol Pachinian, soulignant que la campagne électorale en cours en Arménie ne doit pas nuire aux relations bilatérales. Cette déclaration intervient alors que des allégations circulent en Arménie selon lesquelles Moscou souhaiterait voir émerger un leader pro-russe dans le pays.
De nombreux observateurs interprètent les propos de Poutine comme une menace voilée, indiquant que le sentiment anti-Moscou ne doit pas s'intensifier à l'approche des élections. Les tensions entre Erevan et Moscou se sont accrues ces dernières années, notamment en raison des divergences sur la gestion du conflit du Haut-Karabagh.
Les accusations selon lesquelles la Russie financerait des candidats pro-russes en Arménie se multiplient, alimentant les spéculations sur l'ingérence de Moscou dans le processus électoral arménien. Le Kremlin n'a pas officiellement réagi à ces allégations, mais la déclaration de Poutine est perçue comme un rappel de l'importance des relations entre les deux pays.
L'Arménie, membre de l'Union économique eurasiatique dirigée par la Russie, a historiquement entretenu des liens étroits avec Moscou. Cependant, les récents événements géopolitiques et les pressions internes ont conduit à une réévaluation de ces relations par le gouvernement arménien.
Alors que la campagne électorale bat son plein, les partis politiques en Arménie sont divisés sur la question de l'orientation future du pays, certains plaidant pour un rapprochement avec l'Occident, tandis que d'autres soutiennent le maintien de liens étroits avec la Russie. Cette situation complexe pourrait influencer le résultat des élections et l'avenir des relations arméno-russes.
Source : Hetq (EN)
