Le ministre arménien de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports a informé le président du Comité de l’eau sur les problèmes liés à l’eau dans environ 40 établissements scolaires du pays. La réunion s’est tenue le 30 mars 2026 à Erevan.
Les discussions ont mis en lumière le manque de spécialistes dans le domaine de l’eau, un problème récurrent en Arménie. Selon le ministère, les infrastructures vétustes et les problèmes de distribution affectent directement les conditions d’apprentissage de milliers d’élèves. « La situation nécessite une intervention rapide pour garantir un environnement sain aux étudiants », a déclaré le ministre lors de la réunion. Aucune date précise n’a été avancée pour la résolution de ces problèmes.
L’accès à l’eau est un défi historique en Arménie, un pays montagneux où les ressources hydriques sont inégalement distribuées. Depuis l’indépendance de l’URSS en 1991, le pays a souvent lutté contre le manque de financement et d’expertise dans le secteur de l’eau. Les infrastructures héritées de l’ère soviétique sont souvent obsolètes, compliquant davantage toute amélioration rapide.
Face à la situation, le gouvernement arménien affirme être en train de revoir ses politiques pour augmenter le nombre de techniciens formés dans le domaine hydrique. L’opposition critique, quant à elle, le manque de réactivité des autorités face à ce qu’elles appellent une « crise silencieuse ». Certains groupes communautaires ont déjà commencé à mobiliser des ressources locales pour pallier les carences infrastructurales.
À court terme, le gouvernement promet d’allouer des fonds supplémentaires pour des réparations urgentes, mais l’effet réel de ces actions ne devrait se faire sentir que d’ici la fin de l’année. Cette question de l’eau pourrait devenir un sujet majeur dans le paysage politique arménien, influençant potentiellement les prochaines élections législatives prévues en 2027.
Source : Aravot.am
