COMMUNIQUÉ DU MOUVEMENT ARMÉNIEN
Paris, le 26 février 2026
Le Mouvement Arménien dénonce avec force la propagande du régime azerbaïdjanais qui, par l’épisode de Khojaly, tente d’inverser les rôles dans une démarche de négationnisme visant à masquer le nettoyage ethnique de l’Artsakh entre 2020 et 2023. Un événement survenu dans le contexte d’une guerre ne peut en aucun cas être assimilé à un génocide. Cette instrumentalisation politique n’a qu’un objectif : détourner l’attention des crimes commis contre le peuple arménien.
Le processus engagé contre les Arméniens d’Artsakh s’est traduit par l’exode forcé de toute une population et se poursuit aujourd’hui par la destruction systématique des églises et des biens arméniens, ainsi que par la réécriture de l’histoire prétendant que ces églises ne seraient pas arméniennes mais « albanaises ». Cette entreprise d’effacement culturel constitue un processus génocidaire visant à éradiquer la présence historique et identitaire arménienne en Artsakh.
Dans le même temps, l’Azerbaïdjan détient encore des otages arméniens, soumis à un simulacre de procès, présentés comme des terroristes alors qu’ils sont poursuivis uniquement en raison de leur identité arménienne. Une telle situation viole les principes fondamentaux du droit et de la justice.
La diaspora arménienne de France ne tolérera jamais qu’un régime responsable d’un tel processus instrumentalise des événements pour masquer ses propres crimes. Il est inadmissible que l’ambassade de France en Azerbaïdjan, en mentionnant Khojaly, contribue à renforcer cette rhétorique, même sans employer le terme de génocide. Nous condamnons fermement cette posture.
Nous réaffirmons notre combat pour la vérité, pour la justice et pour les victimes du régime azerbaïdjanais. Le retour des Arméniens sur leurs terres ancestrales d’Artsakh demeure une priorité absolue du Mouvement Arménien.
« Aucun individu ne doit être chassé de sa maison, de ses terres et de sa mémoire en raison de son appartenance ethnique ou religieuse ; le retour des Arméniens sur leurs terres ancestrales d’Artsakh doit être une priorité imposée par la communauté internationale, car nous ne pouvons accepter un monde où la force prime sur le droit international et les droits humains et où la justice n’est pas rendue », déclare Jacques-Raffy Papazian, président du Mouvement Arménien.
